Résumé de l’étude
Effet de la Photobiomodulation transcrânienne Vielight sur les troubles cognitifs légers
Le trouble cognitif léger (TCL) est souvent un signe précurseur de la maladie d’Alzheimer. Des recherches récentes soulignent le lien entre le dysfonctionnement mitochondrial et l’accumulation de bêta-amyloïde, ce qui ouvre la voie à une intervention ciblée sur la fonction mitochondriale.
La photobiomodulation transcrânienne (tPBM), une technique non invasive, a démontré son efficacité pour améliorer la fonction mitochondriale. Cette étude visait donc à évaluer l’efficacité de la tPBM pour améliorer les fonctions cérébrales dans le TCL.

En collaboration avec l’Université de Toronto et l’hôpital St Michaels (Canada)
Une étude pilote évaluant la faisabilité, la sécurité et l’efficacité de la photobiomodulation transcrânienne (tPBM) pour le traitement des troubles cognitifs légers
Points clés de l’étude :
- Contexte : Le trouble cognitif léger (TCL) précède souvent la maladie d’Alzheimer, et le dysfonctionnement mitochondrial est lié à l’accumulation de bêta-amyloïde. C’est ce qui motive une approche ciblant les mitochondries.
- Protocole : Une étude pilote menée à l’hôpital St Michael de Toronto a réparti aléatoirement 14 personnes atteintes de TCL entre un traitement tPBM réel et un traitement simulé (placebo), avec un dispositif Vielight utilisé à domicile chaque jour pendant 6 semaines.
- Résultats rapportés : Le groupe actif a montré une amélioration des fonctions exécutives, un volume accru du thalamus droit, une meilleure connectivité cérébrale et des changements de biomarqueurs sanguins (baisse de l’isoleucine, de la méthionine et de la sarcosine ; hausse du butyrate et de la L-carnitine).
- Limites : Échantillon très réduit, durée courte et absence de réplication. Certains résultats, comme la baisse de la protéine tau, n’ont pas atteint la signification statistique.
Qu’est-ce qu’un trouble cognitif léger (TCL) et quel lien avec Alzheimer ?
Les troubles cognitifs légers (TCL) représentent un stade préoccupant entre le vieillissement normal et la maladie d’Alzheimer. Les personnes atteintes présentent des difficultés de mémoire et de pensée plus importantes que ce qui est attendu pour leur âge, mais ces problèmes n’empêchent pas encore les activités quotidiennes. Le TCL est souvent considéré comme un précurseur de la maladie d’Alzheimer, ce qui rend crucial de trouver des interventions pour ralentir ou inverser ce déclin.
Des recherches récentes ont révélé un lien important entre le dysfonctionnement des mitochondries (les « centrales énergétiques » de nos cellules) et l’accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau — une caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Cette découverte suggère qu’améliorer la fonction mitochondriale pourrait être une stratégie thérapeutique prometteuse
Comment fonctionne la photobiomodulation transcrânienne (tPBM) ?
La photobiomodulation transcrânienne (tPBM) est une technique non invasive qui utilise de la lumière proche infrarouge pour stimuler les cellules du cerveau. Cette lumière spéciale peut traverser le crâne et atteindre le tissu cérébral, où elle agit directement sur les mitochondries pour améliorer leur fonction. Des études précédentes ont montré que la tPBM peut améliorer la production d’énergie cellulaire, réduire l’inflammation et protéger les neurones.
Comment s’est déroulé l’étude ?
Cette étude pilote, menée à l’Hôpital St. Michael à Toronto, a recruté 14 participants diagnostiqués avec des troubles cognitifs légers. Ils ont été répartis aléatoirement en deux groupes égaux : un groupe recevant le véritable traitement tPBM et un groupe placebo recevant un traitement simulé. Cette méthode permet de distinguer les effets réels du traitement des effets psychologiques.
Les participants ont utilisé un dispositif de Vielight Inc. à domicile, effectuant des séances quotidiennes pendant 6 semaines. Cette approche pratique offre l’avantage d’un traitement non invasif facilement intégrable dans la vie quotidienne.

Quels tests ont été utilisés : cognitifs, IRM, analyses sanguines
Les chercheurs ont effectué une batterie complète de tests avant et après les 6 semaines :
* Tests cognitifs : Le Trail Making Test évalue la vitesse de traitement mental et la flexibilité cognitive, tandis que le Mini-Mental State Examination mesure l’état cognitif général.
* Imagerie cérébrale : La spectroscopie par résonance magnétique mesure les concentrations de molécules dans le cerveau, l’IRM structurelle évalue les volumes des régions cérébrales, et l’IRM fonctionnelle examine comment différentes régions communiquent entre elles.
* Analyses sanguines : Pour mesurer divers biomarqueurs liés à la maladie d’Alzheimer et à la santé mitochondriale.
Quels sont les résultats de l’étude sur la cognition, le cerveau et le sang ?
Fonctions exécutives : quelle amélioration au Trail Making Test ?
Le groupe ayant reçu le traitement actif a montré des améliorations significatives dans plusieurs domaines cognitifs. Les fonctions exécutives — ces capacités mentales complexes qui nous permettent de planifier, de nous organiser et de résoudre des problèmes — se sont nettement améliorées. Les participants ont accompli plus rapidement les tâches complexes nécessitant de passer d’une instruction à une autre.
Une tendance vers l’amélioration de l’état mental global a également été observée, suggérant une amélioration générale des capacités cognitives.
Volume du thalamus droit et connectivité cérébrale (IRM)
Volume cérébral accru : L’un des résultats les plus encourageants concerne l’augmentation du volume du thalamus droit. Le thalamus est une structure profonde du cerveau cruciale pour la mémoire, l’apprentissage et la conscience. Dans la maladie d’Alzheimer, cette région subit généralement un rétrécissement. Son augmentation de volume suggère que la tPBM pourrait avoir des effets neuroprotecteurs ou même régénératifs.
Meilleure communication cérébrale : Les résultats de l’IRM fonctionnelle sont parmi les plus impressionnants. Le groupe actif a montré des améliorations significatives dans la connectivité de plusieurs réseaux cérébraux importants :
– Le réseau du mode par défaut, actif pendant la rêverie et la récupération de souvenirs, montre une connectivité nettement améliorée. Ce réseau est typiquement perturbé dans la maladie d’Alzheimer.
– Le réseau limbique, impliqué dans les émotions et la mémoire, fonctionne mieux.
– La communication entre différents réseaux cérébraux s’améliore, ce qui est essentiel pour la flexibilité cognitive.
Ces améliorations suggèrent que la tPBM aide les différentes régions du cerveau à mieux communiquer entre elles, fondamental pour un fonctionnement cognitif optimal.
Biomarqueurs sanguins : isoleucine, méthionine, sarcosine, butyrate, L-carnitine
Les analyses sanguines ont révélé des changements particulièrement encourageants :
Protection contre Alzheimer : Trois acides aminés associés à la maladie d’Alzheimer et à la formation de plaques amyloïdes ont significativement diminué : l’isoleucine, la méthionine et la sarcosine. Leur réduction suggère que la tPBM pourrait ralentir les processus pathologiques sous-jacents à la maladie.
Amélioration de la santé mitochondriale : Deux marqueurs indiquant une meilleure fonction énergétique ont augmenté :
– Le butyrate, produit par des bactéries intestinales bénéfiques, a des effets anti-inflammatoires et neuroprotecteurs.
– La L-carnitine, essentielle pour la production d’énergie dans les mitochondries, a augmenté, confirmant l’amélioration de la fonction mitochondriale.
Réduction de la protéine tau : Bien que la diminution ne soit pas statistiquement significative (probablement à cause de la petite taille de l’échantillon), une baisse notable de la protéine tau a été observée. Les protéines tau anormales s’accumulent dans le cerveau des patients Alzheimer et contribuent à la mort neuronale.
Par quels mécanismes la tPBM pourrait-elle agir sur les mitochondries ?
Les résultats suggèrent plusieurs mécanismes par lesquels la photobiomodulation pourrait aider :
Boost énergétique cellulaire : L’amélioration de la fonction mitochondriale signifie que les neurones reçoivent plus d’énergie pour fonctionner. Des neurones bien alimentés sont plus efficaces et résistants au stress.
Réduction des processus pathologiques : La diminution des marqueurs associés à Alzheimer suggère que la tPBM pourrait ralentir ou même inverser certains processus menant à la maladie.
Restauration des circuits cérébraux : Les améliorations de la connectivité indiquent que la tPBM aide les neurones à mieux communiquer, rétablissant des circuits endommagés.
Protection et régénération : L’augmentation du volume thalamique suggère que la tPBM pourrait non seulement protéger les neurones existants mais aussi promouvoir une certaine plasticité cérébrale.
Ce qui est remarquable, c’est la convergence des améliorations à différents niveaux : comportemental (meilleurs tests cognitifs), structural (volume accru), fonctionnel (meilleure connectivité) et moléculaire (biomarqueurs positifs). Cette cohérence renforce la crédibilité d’un effet réel.
Avantages et limites de la tPBM à domicile
Pour les patients et leurs familles, ces résultats préliminaires sont très encourageants. La photobiomodulation transcrânienne offre plusieurs atouts :
– Non invasive : pas de chirurgie, pas d’aiguilles
– À domicile : traitement quotidien facile à intégrer dans la routine
– Sans effets secondaires : contrairement à de nombreux médicaments
– Approche globale : agit sur plusieurs aspects de la santé cérébrale simultanément
Quelles sont les limites de cette étude pilote ?
Les chercheurs soulignent qu’il s’agit d’une étude pilote avec des limitations importantes :
Petit échantillon : Avec seulement 14 participants, certains résultats prometteurs n’ont pas atteint la signification statistique complète. Des études plus larges sont nécessaires pour confirmer ces tendances.
Durée courte : Six semaines, c’est relativement bref. Des études à plus long terme sont nécessaires pour savoir si les bénéfices persistent et quel est le protocole optimal.
Besoin de réplication : Comme toute étude pilote, ces résultats doivent être confirmés par des études plus grandes et indépendantes avant de tirer des conclusions définitives.
Que retenir de cette étude ?
Cette étude pilote suggère de manière convaincante que la photobiomodulation transcrânienne pourrait offrir une nouvelle approche thérapeutique pour les troubles cognitifs légers. Les améliorations observées touchent plusieurs domaines critiques : les fonctions exécutives, la santé neuronale, la connectivité cérébrale, la fonction mitochondriale et les marqueurs d’Alzheimer.
Ces résultats sont particulièrement encourageants car ils suggèrent que la photobiomodulation transcrânienne pourrait non seulement améliorer les symptômes mais aussi s’attaquer aux processus biologiques sous-jacents de la neurodégénérescence.
Les chercheurs appellent maintenant à des études de plus grande envergure pour confirmer ces résultats prometteurs, déterminer le protocole optimal et évaluer les effets à long terme.
En attendant, cette recherche apporte un espoir important pour les millions de personnes atteintes de troubles cognitifs légers. La photobiomodulation transcrânienne pourrait devenir un outil précieux pour ralentir la progression vers la maladie d’Alzheimer, offrant une option sûre, accessible et non invasive pour un traitement préventif chez les personnes à risque de développer une démence.
Questions et Réponses :
- Qu’est-ce que la photobiomodulation transcrânienne (tPBM) ?
C’est une technique non invasive qui utilise de la lumière proche infrarouge traversant le crâne pour agir sur les mitochondries des cellules cérébrales. Elle vise à soutenir la production d’énergie cellulaire et à réduire l’inflammation. - Comment l’étude de Toronto sur le trouble cognitif léger a-t-elle été menée ?
Il s’agit d’une étude pilote à l’hôpital St Michael de Toronto, avec l’Université de Toronto. 14 participants atteints de TCL ont été répartis aléatoirement entre un groupe traité et un groupe placebo. Ils ont utilisé un dispositif Vielight à domicile, chaque jour pendant 6 semaines. - Quels résultats ont été observés ?
Le groupe actif a montré une amélioration des fonctions exécutives, une augmentation du volume du thalamus droit et une meilleure connectivité de plusieurs réseaux cérébraux, ainsi que des changements de biomarqueurs sanguins (baisse de l’isoleucine, de la méthionine et de la sarcosine ; hausse du butyrate et de la L-carnitine). Ces résultats sont préliminaires, l’échantillon étant très petit. - Ces résultats prouvent-ils que la photobiomodulation traite Alzheimer ?
Non. Il s’agit d’une étude pilote sur 14 personnes et 6 semaines, qui doit être confirmée par des études plus larges et indépendantes. Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement ou un suivi médical. - Où acheter un casque de photobiomodulation Vielight en France ?
Les casques Vielight sont disponibles sur la boutique Ma Posture Ma Santé, revendeur agréé des produits Vielight en France (société Cerebro-Stim, 11 avenue Frémiet, 75016 Paris) : https://maposturemasante.com/
Référence :
Rashidi-Ranjbar, Neda & Churchill, Nathan & Schneider, Raphael & Graham, Simon & Andreazza, Ana & Schweizer, Tom & Fischer, Corinne. (2025). A Pilot Study Evaluating the Feasibility, Safety, and Efficacy of Transcranial Photobiomodulation (tPBM) for the Treatment of Mild Cognitive Impairment (MCI): Preliminary Findings. The American Journal of Geriatric Psychiatry. 33. S99. 10.1016/j.jagp.2025.04.145.


IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste.
La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.
La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.
La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.