Résumé de l’étude

Photobiomodulation transcrânienne et intranasale et amélioration cognitive chez des patients souffrant d’Alzheimer

Cette étude a exploré les effets de la photobiomodulation proche infrarouge chez 5 patients atteints de démence légère à modérée.
Après 12 semaines de traitement avec le dispositif Vielight Neuro Gamma, les patients ont présenté des améliorations cognitives significatives, notamment un meilleur sommeil et une anxiété réduite.

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En collaboration avec les Universités de Harvard et Boston (Etats-Unis)

Amélioration significative des fonctions cognitives dans les cas de démence légère à modérément sévère traités par photobiomodulation transcrânienne et intranasale

Contexte et Enjeu

La maladie d’Alzheimer et les démences apparentées affectent environ 5,4 millions d’Américains, un chiffre qui devrait tripler d’ici 2050. Ces pathologies représentent la sixième cause de décès aux États-Unis et génèrent des coûts estimés à 236 milliards de dollars annuels. Malgré des décennies de recherche intensive, aucun traitement curatif n’existe actuellement.

Les options thérapeutiques disponibles, comme les inhibiteurs de la cholinestérase (donépézil, rivastigmine, galantamine) et la mémantine, offrent des bénéfices symptomatiques modestes et temporaires sans modifier la progression de la maladie. De plus, ces médicaments sont associés à des effets secondaires qui limitent souvent leur utilisation, particulièrement chez les patients âgés fragiles.

Cette étude de cas publiée en 2017 dans Photomedicine and Laser Surgery examine les effets de la photobiomodulation (PBM) transcranienne et intranasale chez cinq patients atteints de démence légère à modérément sévère. Elle constitue une extension d’études de cas antérieures du même groupe de recherche, avec un suivi prolongé et des évaluations cognitives plus approfondies.

Raisonnement Scientifique

Mécanismes de la Photobiomodulation

La photobiomodulation utilise de la lumière rouge ou proche infrarouge à faible intensité pour stimuler les processus cellulaires. Le mécanisme d’action principal implique l’absorption de photons par le cytochrome c oxydase, une enzyme mitochondriale cruciale pour la production d’énergie cellulaire (ATP). Cette stimulation améliore le métabolisme énergétique, augmente le flux sanguin cérébral, réduit l’inflammation, et stimule la production de facteurs neurotrophiques.

Pertinence pour la Démence

Dans la maladie d’Alzheimer, le métabolisme énergétique cérébral est significativement altéré, particulièrement dans les régions du réseau en mode par défaut (cortex cingulaire postérieur, précuneus, cortex préfrontal médian). Cette hypométabolisme précède souvent le déclin cognitif manifeste. La photobiomodulation (PBM) pourrait théoriquement améliorer la fonction neuronale en restaurant partiellement le métabolisme énergétique déficient.

Des études précliniques ont démontré que la PBM réduit les plaques bêta-amyloïdes et les enchevêtrements neurofibrillaires (caractéristiques neuropathologiques de la maladie d’Alzheimer), améliore la fonction mitochondriale, réduit le stress oxydatif, et améliore les performances cognitives dans des modèles animaux de démence.

Méthodologie

Population d’Étude

Cinq patients (quatre femmes, un homme, âge moyen : 69 ans) atteints de démence légère à modérément sévère ont été traités. Les diagnostics incluaient la maladie d’Alzheimer (quatre cas) et la démence mixte (un cas). Les scores au Mini-Mental State Examination (MMSE) variaient de 12 à 25, indiquant une sévérité de légère à modérément sévère.

Dispositif de Photobiomodulation

Le dispositif Vielight Neuro comprend un module LED intranasal et quatre modules LED transcrâniens. Le module intranasal émet de la lumière rouge (633 nanomètres) pulsée à 10 Hz, ciblant les structures basales du cerveau incluant l’hypothalamus et l’hippocampe via la cavité nasale. Les quatre modules transcrâniens émettent de la lumière proche infrarouge (810 nanomètres) pulsée à 10 Hz, positionnés pour cibler le réseau en mode par défaut : cortex frontal médian, cortex cingulaire postérieur/précuneus, et cortex pariétal latéral bilatéral.

La pulsation à 10 Hz (fréquence alpha) a été choisie car cette fréquence est associée à la relaxation éveillée et à certains processus cognitifs. Des études antérieures ont suggéré que la stimulation lumineuse pulsée pourrait avoir des effets supérieurs à la lumière continue.

Protocole de Traitement

Les patients ont été traités à domicile avec l’assistance d’aidants. Le protocole initial comprenait des sessions quotidiennes de 20 minutes pendant 12 semaines. Après cette période, la fréquence a été réduite à trois fois par semaine pour un traitement d’entretien continu. Le suivi s’est étendu sur des périodes variant de plusieurs mois à plus d’un an selon les cas.

Évaluations Cognitives

Le MMSE, un test de dépistage cognitif standard évaluant l’orientation, la mémoire, l’attention, le calcul, le langage et les capacités visuospatiales, a été administré régulièrement. Le Montreal Cognitive Assessment (MoCA), un test plus sensible aux déficits cognitifs légers, a également été utilisé chez certains patients. Des évaluations qualitatives basées sur les observations des aidants ont complété les mesures standardisées.

Résultats

Cas 1 : Démence Légère

Patient masculin de 86 ans avec maladie d’Alzheimer, MMSE baseline de 25. Après 12 semaines de traitement quotidien, le MMSE est passé à 27, puis à 29 après poursuite du traitement. Le patient est passé d’un état de dépendance nécessitant une assistance pour les activités quotidiennes à un état d’indépendance fonctionnelle. Il a repris des activités sociales, la conduite automobile, et des voyages indépendants.

L’aidante a rapporté une amélioration de la mémoire à court terme, une réduction de l’anxiété, une amélioration de l’humeur, une augmentation de la motivation, et une amélioration du sommeil. Après interruption du traitement pendant plusieurs semaines, un déclin cognitif a été observé, qui s’est inversé après reprise du traitement.

Cas 2 : Démence Modérée

Patiente féminine de 65 ans avec maladie d’Alzheimer, MMSE baseline de 22. Après traitement, le MMSE a augmenté à 25. L’aidant a noté des améliorations dans la mémoire à court et long terme, la compréhension de conversations complexes, la capacité à suivre des instructions, et la résolution de problèmes. La patiente a montré moins de confusion, une amélioration de l’humeur, et une réduction de l’anxiété.

Cas 3 : Démence Modérément Sévère

Patiente féminine de 66 ans avec démence mixte, MMSE baseline de 12. Malgré la sévérité initiale, le MMSE a augmenté à 17 après traitement. L’aidant a rapporté une amélioration de la mémoire, une meilleure reconnaissance des personnes et des lieux, une réduction de l’agitation et de l’anxiété, et une amélioration du sommeil. La patiente a montré une capacité accrue à participer aux activités quotidiennes et aux interactions sociales.

Cas 4 : Démence Légère à Modérée

Patiente féminine de 67 ans avec maladie d’Alzheimer, MMSE baseline de 20. Le MMSE a augmenté à 22 puis à 25 avec le traitement continu. L’aidant a noté une amélioration de la mémoire, une réduction de la confusion, une meilleure capacité de concentration, et une amélioration de l’humeur.

Cas 5 : Démence Modérée

Patiente féminine de 60 ans avec maladie d’Alzheimer précoce, MMSE baseline de 16. Le MMSE a augmenté à 21. L’aidant a rapporté une amélioration de la mémoire de travail, une meilleure orientation temporelle et spatiale, une réduction de l’apathie, et une augmentation de l’initiative.

Observations Communes

Tous les patients ont montré des améliorations mesurables au MMSE. Les améliorations moyennes variaient de 2 à 7 points selon les cas. Ces améliorations étaient accompagnées de changements fonctionnels rapportés par les aidants, incluant une meilleure mémoire, une réduction de l’anxiété et de l’agitation, une amélioration du sommeil, et une augmentation de l’engagement social.

Aucun effet indésirable n’a été rapporté. La tolérance du traitement a été excellente chez tous les patients.

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Interprétation et Mécanismes

Amélioration du Métabolisme Énergétique

Les améliorations observées peuvent s’expliquer par la restauration partielle du métabolisme énergétique cérébral. En stimulant le cytochrome c oxydase, la Photobiomodulation (PBM) augmente la production d’ATP, fournissant l’énergie nécessaire aux neurones pour maintenir leurs fonctions synaptiques et leurs processus de signalisation.

Augmentation du Flux Sanguin Cérébral

La PBM stimule la libération d’oxyde nitrique, un vasodilatateur puissant. L’augmentation du flux sanguin cérébral améliore l’apport d’oxygène et de nutriments aux tissus cérébraux, particulièrement bénéfique dans les régions hypoperfusées caractéristiques de la démence.

Modulation de la Neuroinflammation

La neuroinflammation joue un rôle clé dans la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer. La PBM module la réponse inflammatoire, réduisant l’activation microgliale excessive et la production de cytokines pro-inflammatoires, tout en favorisant un profil inflammatoire plus neuroprotecteur.

Stimulation de Facteurs Neurotrophiques

Des études précliniques ont démontré que la Photobiomodulation augmente l’expression de facteurs neurotrophiques comme le BDNF (brain-derived neurotrophic factor), qui favorise la survie neuronale, la plasticité synaptique, et potentiellement la neurogenèse.

Ciblage du Réseau en Mode Par Défaut

Le positionnement stratégique des LED pour cibler le réseau en mode par défaut est particulièrement pertinent. Ce réseau, crucialement impliqué dans la mémoire épisodique et les fonctions cognitives supérieures, est préférentiellement affecté dans la maladie d’Alzheimer. Le ciblage spécifique de ces régions pourrait maximiser les bénéfices cognitifs.

Application Intranasale

L’approche intranasale permet d’atteindre des structures cérébrales profondes difficiles à cibler par voie transcranienne, notamment l’hippocampe, structure cruciale pour la mémoire et sévèrement affectée dans la maladie d’Alzheimer.

Importance du Stade de la Maladie

Les résultats suggèrent que la Photobiomodulation peut être bénéfique à différents stades de la démence. Cependant, les améliorations les plus marquées ont été observées chez les patients avec démence légère à modérée, suggérant une fenêtre thérapeutique optimale où les neurones sont encore fonctionnellement viables mais compromis.

Dans les stades plus avancés, la perte neuronale extensive peut limiter le potentiel de récupération fonctionnelle. Néanmoins, même dans le cas de démence modérément sévère, des améliorations mesurables ont été observées, suggérant que la PBM pourrait avoir des bénéfices même aux stades avancés.

Nécessité de Traitement Continu

L’observation clé est que l’interruption du traitement a conduit à un déclin cognitif, qui s’est inversé après reprise du traitement. Cela suggère que la Photobiomodulation fournit un support métabolique et vasculaire continu plutôt qu’une modification permanente de la pathologie sous-jacente. Un traitement d’entretien régulier semble nécessaire pour maintenir les bénéfices.

Limitations

Cette série de cas présente des limitations inhérentes. L’absence de groupe contrôle empêche de distinguer définitivement les effets du traitement de la variation naturelle de la maladie. Le petit nombre de cas limite la généralisation. La variabilité dans la durée de suivi et les protocoles d’évaluation entre les cas complique les comparaisons.

L’utilisation du MMSE comme mesure primaire présente des limites, notamment un effet plafond pour les déficits légers et une sensibilité limitée aux changements subtils. Des batteries neuropsychologiques plus complètes auraient fourni une caractérisation plus détaillée des améliorations.

L’absence de mesures neurobiologiques objectives (neuroimagerie, biomarqueurs) limite la compréhension des mécanismes sous-jacents aux améliorations observées.

Implications et Perspectives

Ces résultats encourageants suggèrent que la Photobiomodulation mérite une investigation plus approfondie comme intervention potentielle pour la démence. L’approche présente plusieurs avantages : non invasive, apparemment sûre, réalisable à domicile, et potentiellement complémentaire aux traitements pharmacologiques existants.

Des essais cliniques randomisés contrôlés à plus grande échelle sont nécessaires pour établir définitivement l’efficacité, déterminer les paramètres optimaux de traitement, identifier les prédicteurs de réponse, et évaluer les effets sur la progression de la maladie à long terme.

L’intégration de neuroimagerie fonctionnelle et métabolique, de mesures de biomarqueurs, et d’évaluations neuropsychologiques complètes dans de futures études permettrait de mieux comprendre les mécanismes d’action et d’optimiser les protocoles thérapeutiques.

Conclusion

Cette série de cas démontre des améliorations cognitives mesurables chez cinq patients atteints de démence légère à modérément sévère traités par photobiomodulation transcranienne et intranasale. Les améliorations au MMSE étaient accompagnées de changements fonctionnels rapportés par les aidants dans plusieurs domaines, incluant la mémoire, l’humeur, le sommeil, et l’engagement social.

Le traitement a été bien toléré sans effets indésirables. Les mécanismes proposés incluent l’amélioration du métabolisme énergétique mitochondrial, l’augmentation du flux sanguin cérébral, la modulation de la neuroinflammation, et la stimulation de facteurs neurotrophiques.

Bien que ces résultats soient encourageants, des études contrôlées à plus grande échelle sont nécessaires pour confirmer l’efficacité et établir la PBM comme option thérapeutique validée. La nécessité d’un traitement continu pour maintenir les bénéfices souligne l’importance de dispositifs utilisables à domicile. Pour une population actuellement dépourvue de traitements curatifs et confrontée à des options thérapeutiques limitées, la photobiomodulation représente une avenue prometteuse méritant une investigation clinique rigoureuse.

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste. 

La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.

La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.

La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.

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