Résumé de l'étude

Photobiomodulation transcrânienne pour traumatisme crânien et possible encéphalopathie traumatique chronique (commotion cérébrale)

Une étude menée auprès d'anciens footballeurs atteints du syndrome d'encéphalopathie traumatique a exploré la photobiomodulation transcrânienne.

Après six semaines de traitement, les participants ont montré des améliorations notables de leurs fonctions cognitives, de leur humeur et de leur comportement. L'IRM a révélé une meilleure connectivité cérébrale et des taux plus élevés de N-acétyl-aspartate, suggérant que la photobiomodulation présente des avantages thérapeutiques.

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En collaboration avec les Universités de Harvard et de Boston (Etats-Unis)

Traitement par photobiomodulation transcrânienne : améliorations significatives chez quatre anciens footballeurs atteints d'une possible encéphalopathie traumatique chronique

Points clés de l'étude :

  • Étude pilote : quatre anciens footballeurs américains (55 à 74 ans) avec une ETC possible ont reçu 18 séances de LED infrarouges sur le crâne en 6 semaines.
  • Résultats cognitifs et émotionnels : amélioration de la mémoire verbale, de l'attention et des fonctions exécutives, ainsi que de la dépression, du stress post-traumatique, de la douleur et du sommeil.
  • Imagerie : l'IRM a montré une connectivité accrue du réseau de saillance, et le NAA a augmenté chez un participant, en parallèle des améliorations cliniques.
  • Continuité : les bénéfices ont régressé après l'arrêt du traitement, puis ont été largement retrouvés avec la reprise à domicile.
  • Prudence : aucun événement indésirable grave, mais l'échantillon est minuscule et sans groupe placebo ; des essais contrôlés sont nécessaires.

Résumé en termes simples

Cette étude présente une nouvelle approche thérapeutique prometteuse pour traiter les séquelles cérébrales chez d'anciens joueurs de football américain. Quatre joueurs présentant des troubles cognitifs et comportementaux liés à des traumatismes crâniens répétés ont reçu un traitement par lumière rouge et infrarouge appliquée sur le crâne.

Qu'est-ce que l'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) et qui touche-t-elle ?

L'Encéphalopathie Traumatique Chronique (ETC) est une maladie neurodégénérative progressive diagnostiquée uniquement après le décès, caractérisée par des dépôts anormaux de protéine tau dans le cerveau. Elle survient principalement chez les athlètes ayant subi des impacts répétés à la tête dans les sports de contact.

Parmi 202 anciens joueurs de football examinés post-mortem, 87% présentaient l'Encéphalopathie Traumatique Chronique, avec 95% souffrant de troubles cognitifs et 89% de troubles comportementaux et de l'humeur. Les symptômes s'aggravent progressivement au fil des années, incluant des pertes de mémoire, des difficultés de concentration, de la dépression, des explosions émotionnelles et des troubles du sommeil.

Comment fonctionne la photobiomodulation transcrânienne ?

La photobiomodulation utilise des longueurs d'onde de lumière rouge visible et infrarouge proche pour stimuler, guérir et réparer les cellules endommagées, sans chaleur ni douleur. Le principe est simple : les photons lumineux sont absorbés par les mitochondries (les centrales énergétiques des cellules), particulièrement dans les cellules stressées ou déficientes en oxygène, ce qui augmente la production d'ATP (l'énergie cellulaire) et dilate les vaisseaux sanguins et lymphatiques locaux.

Cette thérapie est utilisée en toute sécurité depuis les années 1960 dans la recherche médicale.

Qui a participé à l'étude sur la photobiomodulation et l'ETC ?

Quatre anciens joueurs de football américain, âgés de 55 à 74 ans, ont participé à cette étude pilote. Ils avaient joué entre 11 et 16 ans, dont certains en NFL (Ligue nationale de football américain). Tous présentaient des troubles cognitifs documentés et des symptômes comportementaux compatibles avec un diagnostic d'ETC possible. Leurs principales plaintes incluaient : explosions émotionnelles, dépression, problèmes de mémoire, troubles du sommeil et douleurs chroniques.

Quel protocole a été utilisé : durée, longueur d'onde et dose ?

Les participants ont reçu 18 séances de traitement par LED (diodes électroluminescentes) appliquées sur le cuir chevelu, à raison de 3 séances par semaine pendant 6 semaines. Différents dispositifs ont été utilisés, mais tous délivraient des longueurs d'onde infrarouges (810-870 nm) avec une dose de 26 J/cm² à chaque emplacement sur le crâne. Chaque séance durait environ 22 à 40 minutes.

Par la suite, certains participants ont poursuivi le traitement à domicile pendant 12 semaines supplémentaires, en ciblant spécifiquement certaines zones du cerveau appelées "réseau du mode par défaut".

Quels résultats ont été observés après 6 semaines de traitement ?

Effets sur la mémoire, l'attention et les fonctions exécutives

Les trois joueurs les plus jeunes (55, 57 et 65 ans) ont montré des améliorations significatives sur trois à six tests neuropsychologiques une semaine ou un mois après le traitement. Le joueur plus âgé (74 ans) s'est également amélioré, bien que de façon moins marquée.

Les domaines d'amélioration comprenaient :

- La mémoire verbale : meilleure capacité à mémoriser et rappeler une liste de 16 mots

- L'attention soutenue : moins d'erreurs et meilleure détection sur des tests informatisés chronométrés

- La mémoire visuelle : amélioration du rappel de figures géométriques

- Les fonctions exécutives : meilleure capacité d'inhibition et de contrôle cognitif

Le test de mémoire verbale a montré le plus grand nombre d'améliorations significatives, particulièrement lors de l'évaluation à un mois après le traitement.

Effets sur la dépression, le stress post-traumatique, la douleur et le sommeil

À un mois après la série de traitements en cabinet, les quatre joueurs présentaient collectivement des améliorations significatives pour le stress post-traumatique, la dépression, la douleur et le sommeil.

Un participant a même pu :

- Arrêter deux médicaments narcotiques contre la douleur tout en maintenant un soulagement satisfaisant

- Réduire ses acouphènes sévères de 36%

Que se passe-t-il quand le traitement s'arrête ?

Une découverte importante : deux participants ont connu une régression après 2 mois suivant l'arrêt du traitement initial. Ce schéma ressemble à celui observé dans les maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer, suggérant que l'Encéphalopathie Traumatique Chronique possible nécessite un traitement continu.

Heureusement, après avoir repris les traitements à domicile pendant 12 semaines en ciblant uniquement des zones spécifiques du cerveau, les participants ont récupéré la plupart de leurs améliorations initiales.

Que montrent l'IRM et la spectroscopie (NAA) ?

L'étude a utilisé des IRM avancées pour documenter les changements dans le cerveau :

Augmentation de la connectivité du réseau de saillance

Il y avait une augmentation de la connectivité fonctionnelle dans le réseau de saillance (une zone cérébrale impliquée dans l'attention et le contrôle cognitif) une semaine après le traitement pour les trois participants ayant passé des IRM.

Des corrélations significatives ont été trouvées entre l'augmentation de la connectivité du réseau de saillance et l'amélioration des fonctions exécutives, de l'attention, du stress post-traumatique, de la douleur et du sommeil. De même, l'augmentation de la connectivité du réseau exécutif central était corrélée avec l'amélioration de la mémoire verbale et la réduction de la dépression.

Hausse du N-acétyl-aspartate (NAA) dans le cortex cingulaire antérieur

Chez un participant, les niveaux de N-acétyl-aspartate (NAA) - un marqueur du métabolisme énergétique des cellules nerveuses et de la consommation d'oxygène par les mitochondries - ont augmenté dans le cortex cingulaire antérieur à une semaine et six semaines après le traitement. Ces augmentations étaient parallèles à la réduction de la douleur et du stress post-traumatique.

Fait important : après 12 semaines, les niveaux de NAA sont retournés aux niveaux pré-traitement, tout comme les évaluations de douleur et de stress post-traumatique se sont détériorées, soulignant à nouveau la nécessité d'un traitement continu.

Par quels mécanismes la lumière infrarouge pourrait-elle agir sur le cerveau ?

Comment cette thérapie par la lumière peut-elle améliorer la fonction cérébrale ? Plusieurs mécanismes sont proposés :

1. Production d'énergie cellulaire : La lumière infrarouge stimule les mitochondries à produire plus d'ATP, améliorant ainsi le fonctionnement des cellules cérébrales stressées ou déficientes en oxygène.

2. Amélioration de la circulation: La photobiomodulation favorise la dilatation des vaisseaux sanguins et lymphatiques, améliorant l'apport en oxygène et l'élimination des déchets métaboliques, y compris potentiellement les protéines tau anormales caractéristiques de l'Encéphalopathie Traumatique Chronique.

3. Réduction de l'inflammation : La thérapie a des effets anti-inflammatoires documentés.

4. Soutien à la régénération neuronale: Elle favorise la production de facteurs neurotrophiques comme le BDNF, associés à la régénération neuronale et à l'amélioration de l'efficacité synaptique.

5. Drainage lymphatique cérébral: Les vaisseaux lymphatiques dans les méninges le long du sinus sagittal supérieur participent à l'élimination des déchets. La stimulation lumineuse de cette zone pourrait faciliter l'élimination des protéines anormales.

La photobiomodulation transcrânienne est-elle sûre ?

Aucun effet secondaire négatif ou événement indésirable grave n'est survenu. Les quatre participants ont continué les traitements à domicile pendant 2 à 4 ans au moment de la publication et rapportent se sentir bien. L'un d'eux a même lancé des recherches sur la photobiomodulation avec des joueurs de football universitaires et des joueurs retraités.

Quelles sont les limites de l'étude ?

Les auteurs reconnaissent plusieurs limites :

- Petit échantillon (4 participants)

- Absence de groupe témoin placebo

- L'effet placebo ne peut être exclu

Cependant, les corrélations significatives entre l'augmentation de la connectivité fonctionnelle des réseaux cérébraux et les améliorations cognitives et comportementales, ainsi que l'augmentation du NAA parallèle à la réduction de la douleur et du stress post-traumatique, soutiennent toutes un effet bénéfique de la photobiomodulation.

Les auteurs recommandent pour l'avenir :

- Des études contrôlées avec placebo et traitement réel

- Utilisation de l'IRM pour surveiller les changements cérébraux

- Plusieurs points d'évaluation (l'étude montre plus d'améliorations à 1 mois qu'à 1 semaine)

- Continuation du traitement pour maintenir les bénéfices

Conclusion : que retenir de cette étude pilote ?

À la connaissance des auteurs, il s'agit du premier rapport de série de cas avec quatre anciens joueurs de football répondant aux critères d'Encéphalopathie Traumatique Chronique possible, dont les troubles cognitifs et comportementaux ont été significativement améliorés après des traitements par photobiomodulation infrarouge.

Au lieu de continuer à s'aggraver avec le temps comme attendu dans l'ETC, ces cas se sont améliorés avec le traitement. Cette thérapie non invasive, sans douleur et sans effets secondaires, peut être auto-administrée à domicile à long terme, offrant ainsi une option thérapeutique accessible.

Cette étude représente un premier pas encourageant vers un traitement potentiel pour atténuer les symptômes de l'encéphalopathie traumatique chronique chez les anciens athlètes de sports de contact. Des recherches plus approfondies avec des échantillons plus larges et des protocoles contrôlés sont nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs.

Questions et Réponses :

  • La photobiomodulation transcrânienne peut-elle aider en cas d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) ?
    Une étude pilote menée auprès de quatre anciens footballeurs américains présentant une ETC possible a rapporté des améliorations de la mémoire, de l'attention, de l'humeur, de la douleur et du sommeil après 18 séances de lumière infrarouge sur le cuir chevelu. Ces résultats sont préliminaires : l'échantillon est très petit et il n'y avait pas de groupe placebo. Des essais contrôlés sont nécessaires pour les confirmer.

  •  Quel protocole a été utilisé dans l'étude ?
    Les participants ont reçu 18 séances de LED infrarouges (810 à 870 nm), à raison de 3 séances par semaine pendant 6 semaines, avec une dose de 26 J/cm² par emplacement et une durée de 22 à 40 minutes par séance. Certains ont ensuite poursuivi à domicile pendant 12 semaines, en ciblant le réseau du mode par défaut.

  • Que se passe-t-il à l'arrêt du traitement ?
    Chez deux participants, les bénéfices ont régressé environ deux mois après l'arrêt. Les améliorations ont été en grande partie retrouvées après la reprise du traitement à domicile pendant 12 semaines. Les auteurs en déduisent qu'un traitement continu pourrait être nécessaire.

  • Le traitement est-il sûr ?
    Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté chez les quatre participants, dont certains ont poursuivi le traitement à domicile pendant 2 à 4 ans. Ces données restent limitées à un très petit groupe, et il est conseillé de demander l'avis d'un médecin avant toute utilisation.

  • Où acheter un casque de photobiomodulation Vielight ?
    Les casques de photobiomodulation Vielight sont disponibles sur la boutique en ligne Ma Posture Ma Santé : https://maposturemasante.com/. Vous y trouverez les différents modèles et pourrez comparer leurs caractéristiques avant de choisir. Les résultats décrits ci-dessus proviennent d'une étude indépendante utilisant plusieurs dispositifs LED, et ne constituent pas une promesse de résultat pour un produit donné.

Référence :

Naeser MA, Martin PI, Ho MD, Krengel MH, Bogdanova Y, Knight JA, Hamblin MR, Fedoruk AE, Poole LG, Cheng C, Koo B. Transcranial Photobiomodulation Treatment: Significant Improvements in Four Ex-Football Players with Possible Chronic Traumatic Encephalopathy. J Alzheimers Dis Rep. 2023 Jan 31;7(1):77-105.

Université Harvard photobiomodulation vielight
Université Boston photobiomodulation vielight

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d'information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste. 

La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l'intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.

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