Résumé de l’étude
Effet de la Photobiomodulation transcrânienne Vielight sur le traumatisme crânien (commotion) : fonctions cognitives
Cette étude examine le potentiel de la photobiomodulation transcrânienne comme traitement des traumatismes crâniens.
La photobiomodulation cible les principaux mécanismes des traumatismes crâniens, tels que les lésions axonales, le dysfonctionnement mitochondrial, le stress oxydatif et la neuroinflammation.
Cette revue suggère que la photobiomodulation pourrait constituer une thérapie prometteuse, des études cliniques confirmant son efficacité, bien que les résultats varient en fonction de facteurs comme la longueur d’onde, la dose et la fréquence de la lumière.

Etude par l’équipe de recherche Vielight
Récupération après un traumatisme crânien grâce à la photobiomodulation : mécanismes cellulaires, données cliniques et perspectives d’avenir
Contexte et Ampleur du Problème
Les traumatismes crâniens représentent un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, environ 1,5 à 2 millions de personnes subissent un traumatisme crânien annuellement, avec environ 80-90% classés comme légers (commotions cérébrales). Malgré cette classification « légère », jusqu’à 15% des patients développent des symptômes persistants post-commotionnels incluant céphalées, troubles cognitifs, problèmes de mémoire, difficultés de concentration, fatigue, troubles du sommeil, vertiges, et problèmes émotionnels.
Les traumatismes crâniens modérés à sévères entraînent des conséquences encore plus importantes, avec des déficits neurologiques permanents, des handicaps fonctionnels, et une mortalité élevée. Les coûts économiques annuels associés aux traumatismes crâniens aux États-Unis dépassent 76 milliards de dollars, incluant les coûts médicaux directs et les pertes de productivité.
Malgré l’ampleur du problème, aucun traitement pharmacologique efficace n’a été approuvé pour les traumatismes crâniens. La prise en charge reste largement symptomatique et de support. Cette absence d’options thérapeutiques efficaces souligne le besoin urgent d’approches innovantes.
Cette revue publiée en 2024 dans Cells examine le potentiel de la photobiomodulation (PBM) comme intervention thérapeutique pour la récupération après traumatismes crâniens, en analysant les mécanismes cellulaires, les preuves cliniques accumulées, et les perspectives futures.
Physiopathologie des Traumatismes Crâniens
Lésion Primaire et Secondaire
Les traumatismes crâniens impliquent deux phases de lésions distinctes. La lésion primaire résulte du traumatisme mécanique initial (impact, accélération-décélération, forces de rotation) causant des dommages immédiats : contusions cérébrales, hémorragies, lésions axonales diffuses, et rupture de la barrière hémato-encéphalique.
La lésion secondaire se développe dans les heures, jours et semaines suivant le traumatisme initial. Cette cascade pathologique inclut l’excitotoxicité (libération excessive de glutamate causant une suractivation neuronale toxique), le stress oxydatif (production excessive d’espèces réactives de l’oxygène), la dysfonction mitochondriale (altération de la production d’énergie cellulaire), la neuroinflammation (activation microgliale et astrocytaire excessive), l’œdème cérébral (gonflement), et l’apoptose neuronale (mort cellulaire programmée).
Dysfonction Mitochondriale
Un mécanisme central dans la physiopathologie des traumatismes crâniens est la dysfonction mitochondriale. Le traumatisme perturbe la chaîne respiratoire mitochondriale, réduisant la production d’ATP (énergie cellulaire) et augmentant la production de radicaux libres. Cette dysfonction énergétique compromet la capacité des neurones à maintenir leurs potentiels de membrane, leurs fonctions synaptiques, et leurs processus de réparation.
Principe de la Photobiomodulation
La photobiomodulation utilise de la lumière rouge ou proche infrarouge (longueurs d’onde 600-1100 nanomètres) à faible intensité pour stimuler les processus cellulaires. Contrairement aux lasers chirurgicaux qui chauffent ou détruisent les tissus, la photobiomodulation utilise des intensités non thermiques qui modulent les fonctions cellulaires sans causer de dommages.
Le mécanisme d’action primaire implique l’absorption de photons par le cytochrome c oxydase, une enzyme mitochondriale cruciale pour la production d’énergie. Cette absorption améliore l’efficacité de la chaîne respiratoire mitochondriale, augmentant la production d’ATP. La photobiomodulation module également de nombreux autres processus cellulaires pertinents pour la récupération après les traumatismes crâniens.
Mécanismes Cellulaires de la photobiomodulation dans les traumatismes crâniens
Restauration de la Fonction Mitochondriale
La photobiomodulation stimule le cytochrome c oxydase, augmentant la production d’ATP et restaurant le métabolisme énergétique. Dans les modèles animaux de traumatismes crâniens, la photobiomodulation a démontré une normalisation partielle des niveaux d’ATP dans le tissu cérébral lésé. Cette restauration énergétique permet aux neurones de maintenir leurs fonctions essentielles et d’engager des processus de réparation.
Réduction du Stress Oxydatif
La photobiomodulation module la production et l’élimination des espèces réactives de l’oxygène. Bien que la photobiomodulation induise une augmentation transitoire et modérée de ROS (signal hormétique bénéfique), elle augmente également l’expression d’enzymes antioxydantes (superoxyde dismutase, catalase, glutathion peroxydase), résultant en une réduction nette du stress oxydatif chronique dommageable observé après les traumatismes crâniens.
Modulation de la Neuroinflammation
La neuroinflammation joue un rôle double dans les traumatismes crâniens : une inflammation aiguë modérée est nécessaire pour éliminer les débris cellulaires et initier la réparation, mais une inflammation chronique excessive cause des dommages neuronaux supplémentaires. La photobiomodulation module cette réponse inflammatoire, réduisant l’activation microgliale excessive et la production de cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IL-1β, IL-6), tout en favorisant un profil inflammatoire plus neuroprotecteur avec augmentation de cytokines anti-inflammatoires (IL-10).
Amélioration du Flux Sanguin Cérébral
La photobiomodulation stimule la libération d’oxyde nitrique, un vasodilatateur puissant. Cette vasodilatation augmente le flux sanguin cérébral, améliorant l’apport d’oxygène et de nutriments aux tissus lésés et facilitant l’élimination des métabolites toxiques. Des études d’imagerie ont documenté une augmentation de la perfusion cérébrale après photobiomodulation dans les régions affectées par le Traumatismes crâniens.
Protection de la Barrière Hémato-Encéphalique
Le traumatismes crâniens compromet souvent l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, permettant l’infiltration de cellules immunitaires périphériques et de molécules potentiellement neurotoxiques. Des études précliniques suggèrent que la photobiomodulation aide à préserver ou restaurer l’intégrité de cette barrière, réduisant l’œdème cérébral et l’infiltration inflammatoire.
Stimulation de la Neurogenèse et de la Synaptogenèse
Des études animales ont démontré que la photobiomodulation stimule la neurogenèse (formation de nouveaux neurones) dans l’hippocampe et la zone sous-ventriculaire, régions conservant une capacité de neurogenèse à l’âge adulte. La photobiomodulation augmente également la synaptogenèse (formation de nouvelles synapses) et la plasticité synaptique, processus cruciaux pour la récupération fonctionnelle et la réorganisation neuronale après lésion.
Régulation des Facteurs Neurotrophiques
La photobiomodulation augmente l’expression de facteurs neurotrophiques, notamment le BDNF (brain-derived neurotrophic factor) et le NGF (nerve growth factor). Ces molécules favorisent la survie neuronale, stimulent la croissance des neurites (prolongements neuronaux), et soutiennent la plasticité synaptique, tous essentiels pour la récupération après les traumatismes crâniens.
Preuves Précliniques
De nombreuses études sur des modèles murins et porcins de traumatismes crâniens ont documenté les effets bénéfiques de la photobiomodulation. Les résultats convergent vers une amélioration significative des résultats neurologiques et cognitifs, une réduction de la taille des lésions, une atténuation de la neuroinflammation, et une préservation accrue des neurones dans les régions lésées chez les animaux traités par photobiomodulation comparativement aux contrôles.
Les études précliniques suggèrent que l’administration précoce de photobiomodulation (dans les premières heures suivant le traumatismes crânien) offre les bénéfices les plus importants, mais que la photobiomodulation peut rester efficace même lorsqu’initiée plusieurs jours après la lésion. Des traitements répétés sur plusieurs jours à semaines semblent optimiser les résultats.
Preuves Cliniques
Études de Cas et Séries de Cas
Plusieurs rapports de cas ont documenté des améliorations chez des patients atteints de traumatismes crâniens chronique traités par photobiomodulation transcranienne. Les améliorations rapportées incluent la réduction des céphalées, l’amélioration des fonctions cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives), la réduction de la fatigue, l’amélioration du sommeil, et la réduction des symptômes dépressifs et anxieux.
Études Contrôlées
Des études pilotes contrôlées ont examiné la photobiomodulation chez des patients atteints de traumatismes crâniens léger chronique (symptômes persistant au-delà de 3 mois). Les protocoles incluaient typiquement des applications transcranienne et/ou intranasale de lumière proche infrarouge (810 nm), avec des sessions de 20-30 minutes, plusieurs fois par semaine, sur 6-12 semaines.
Les résultats ont montré des améliorations dans plusieurs domaines. Les performances neuropsychologiques (tests de mémoire, attention, vitesse de traitement, fonctions exécutives) se sont améliorées comparativement aux groupes contrôles. Les scores de sévérité des symptômes post-commotionnels ont diminué. L’imagerie fonctionnelle a documenté des modifications objectives : augmentation de la perfusion cérébrale dans les régions précédemment hypoperfusées, normalisation de patterns de connectivité fonctionnelle anormaux.
Les études cliniques publiées à ce jour présentent des limitations : échantillons de petite taille, variabilité des protocoles de photobiomodulation, hétérogénéité des populations de patients, et absence d’essais multicentriques de phase III à grande échelle.
Paramètres Optimaux et Considérations Pratiques
Longueur d’Onde
Les longueurs d’onde dans le proche infrarouge (810-850 nm) sont préférées pour les applications transcranienne car elles pénètrent plus profondément dans les tissus (jusqu’à 3-4 cm) que la lumière rouge visible (600-670 nm, pénétration environ 1 cm).
Dosimétrie
La relation dose-réponse en photobiomodulation suit typiquement une courbe biphasique : des doses trop faibles sont inefficaces, des doses modérées sont optimales, et des doses excessives peuvent être inhibitrices. Pour les applications transcranienne dans les traumatismes crâniens, les doses efficaces rapportées varient de 4 à 20 J/cm² par point de traitement.
Modalités d’Application
Transcranienne : Application de LED ou de lasers directement sur le cuir chevelu. Avantage : peut cibler des régions corticales spécifiques. Limitation : pénétration limitée aux régions superficielles et moyennes du cerveau.
Intranasale : Application de lumière via la cavité nasale. Avantage : accès direct aux structures basales du cerveau (hippocampe, hypothalamus) et au système limbique. Peut être combinée avec l’approche transcranienne pour une couverture plus complète.
Fréquence et Durée des Traitements
Les protocoles cliniques rapportent typiquement des sessions de 20-30 minutes, 2-5 fois par semaine, sur 6-12 semaines. La fréquence et la durée optimales restent à établir par des études dose-réponse rigoureuses.
Sécurité et Tolérance
La PBM présente un profil de sécurité favorable. Les études précliniques et cliniques rapportent une absence d’effets indésirables sérieux. Les effets secondaires mineurs occasionnellement rapportés incluent des céphalées transitoires légères, une fatigue temporaire, et rarement une irritation cutanée au site d’application. Aucune preuve de toxicité systémique, de génotoxicité, ou de carcinogénicité n’a été documentée aux doses thérapeutiques utilisées.
Applications Futures et Perspectives
Traitement Aigu des traumatismes crâniens
Bien que la plupart des études cliniques aient examiné les traumatismes crâniens chroniques, le potentiel de la photobiomodulation dans la phase aiguë est particulièrement intéressant. L’initiation précoce de la photobiomodulation pourrait atténuer la cascade de lésions secondaires, potentiellement prévenant le développement de déficits chroniques. Des dispositifs portables permettant une application sur le terrain (scène d’accident, ambulance, salle d’urgence) sont en développement.
Populations Spécifiques
Militaires : Les traumatismes crâniens liés au combat présentent des caractéristiques distinctes. Des programmes pilotes examinent la photobiomodulation pour les militaires actifs et les vétérans.
Athlètes : Les commotions cérébrales liées au sport représentent une population importante. La photobiomodulation pourrait faciliter un retour au jeu plus sûr et plus rapide.
Enfants : Les traumatismes crâniens pédiatriques présentent des considérations uniques liées au développement cérébral en cours. Des études de sécurité et d’efficacité dans cette population sont nécessaires.
Combinaisons Thérapeutiques
La photobiomodulation pourrait être combinée avec d’autres interventions : rééducation cognitive (la PBM pourrait potentialiser les effets de la neuroplasticité induite par la rééducation), thérapie physique, interventions nutritionnelles, et potentiellement agents pharmacologiques neuroprotecteurs.
Dispositifs Portables
Le développement de dispositifs photobiomodulation portables, utilisables à domicile, pourrait améliorer l’accessibilité et réduire les coûts. Des systèmes de casques équipés de LED permettant des traitements auto-administrés sont en développement et en évaluation.
Conclusion
La photobiomodulation représente une approche thérapeutique prometteuse pour la récupération après traumatisme crânien. Les mécanismes cellulaires sont bien caractérisés et incluent la restauration de la fonction mitochondriale, la réduction du stress oxydatif, la modulation de la neuroinflammation, l’amélioration de la perfusion cérébrale, et la stimulation de la neuroplasticité. Les preuves précliniques sont robustes, et les preuves cliniques préliminaires sont encourageantes. Des essais cliniques à plus grande échelle sont justifiés pour établir définitivement l’efficacité et obtenir l’approbation réglementaire.
Référence :
Salehpour F, et al. Traumatic Brain Injury Recovery with Photobiomodulation: Cellular Mechanisms, Clinical Evidence, and Future Potential. Cells. 2024;13(5):385.

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste.
La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.
La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.
La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.