Résumé de l’étude

Amélioration de la connectivité fonctionnelle du cervelet au repos après photobiomodulation transcrânienne chez des adultes ayant subi des traumatismes crâniens répétés

Cette étude portant sur 30 patients atteints de traumatisme crânien a utilisé l’IRM fonctionnelle pour détecter les modifications neurophysiologiques du cervelet avant et après photobiomodulation intranasale transcrânienne (itPBM) avec le dispositif Vielight Neuro Gamma.

Elle a été menée par le Centre des traumatismes crâniens et des commotions cérébrales de l’Université de l’Utah.

Photobiomodulation cérébrale et traumatisme crânien

En collaboration avec les Universités d’Utah, de Los Angeles – UCLA et l’hôpital Mont Sinai (Etats-Unis)

Recherche sur les traumatismes crâniens : Amélioration de l’efficacité du réseau cérébelleux grâce à la photobiomodulation intranasale-transcrânienne Vielight (itPBM)

3 Points clés de l'étude :

  • Optimisation des réseaux cérébraux : La photobiomodulation transcrânienne intranasale (itPBM) normalise la communication entre les différentes zones du cerveau, rendant les réseaux neuronaux plus efficaces et mieux organisés.

  • Récupération du cervelet : Elle améliore spécifiquement la connectivité du cervelet, ce qui se traduit par une meilleure coordination motrice et un équilibre restauré chez les patients.

  • Réparation durable : En stimulant les mitochondries, la lumière infrarouge active la régénération des axones et réduit l’inflammation chronique, même des années après les chocs initiaux.

Introduction : les conséquences des traumatismes crâniens répétés

Les événements répétés de traumatismes crâniens représentent une problématique majeure de santé publique, particulièrement chez les athlètes pratiquant des sports de contact comme le football américain. Ces événements s’accumulent au fil du temps et entraînent des altérations neurologiques progressives : troubles de l’équilibre et de la coordination motrice, difficultés cognitives, perturbations de l’humeur et du sommeil.

Le cervelet joue un rôle central dans ces symptômes. Cette structure située à la base du cerveau coordonne les mouvements, maintient l’équilibre et participe à des fonctions cognitives complexes. Les recherches en imagerie cérébrale ont montré que les traumatismes crâniens répétés altèrent la connectivité fonctionnelle du cervelet, c’est-à-dire sa capacité à communiquer efficacement avec d’autres régions cérébrales.

La photobiomodulation transcrânienne représente une approche thérapeutique émergente pour traiter les séquelles des traumatismes crâniens. Cette technique utilise la lumière proche infrarouge pour stimuler les processus de réparation cellulaire et améliorer le fonctionnement neuronal. Cette étude examine spécifiquement l’impact de la photobiomodulation sur la connectivité fonctionnelle du cervelet.

Contexte : réseaux cérébraux et connectivité fonctionnelle

La connectivité fonctionnelle au repos mesure le degré de synchronisation entre différentes régions cérébrales lorsque le cerveau n’est engagé dans aucune tâche spécifique. Cette mesure reflète l’intégrité des réseaux neuronaux et leur capacité à communiquer.

Trois grands réseaux cérébraux sont particulièrement importants. Le réseau du mode par défaut (DMN) s’active durant la rêverie et la pensée introspective. Le réseau fronto-pariétal (FPN) s’engage lors de tâches cognitives exigeantes. Le réseau de saillance (SN) détecte les stimuli importants et agit comme un interrupteur entre les deux autres. Le cervelet entretient des connexions étendues avec ces trois réseaux, contribuant non seulement au contrôle moteur mais aussi aux fonctions cognitives supérieures.

Objectifs et méthodologie

Cette étude examine les changements de connectivité fonctionnelle du cervelet après photobiomodulation chez des individus ayant subi des traumatismes crâniens répétés, et détermine si ces changements s’accompagnent d’améliorations des fonctions motrices et de l’équilibre.

L’étude a porté sur 30 adultes (âge moyen : environ 50 ans) ayant des antécédents d’exposition répétée à des traumatismes crâniens. La majorité étaient d’anciens athlètes de sports de contact rapportant des symptômes persistants. Les participants ont utilisé à domicile un dispositif de photobiomodulation combinant application transcrânienne et intranasale. Le dispositif Vielight Neuro délivre de la lumière proche infrarouge (810 nm) et rouge (633 nm) pulsée à 10 Hz, correspondant aux ondes cérébrales alpha. Les sessions duraient 20 minutes, tous les deux jours pendant 8 à 10 semaines.

L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) au repos a été réalisée avant et après le traitement. Les chercheurs ont analysé la connectivité fonctionnelle de 11 régions cérébelleuses spécifiques, choisies pour leurs connexions avec les trois grands réseaux cérébraux. Des tests cliniques d’équilibre et de contrôle moteur ont complété les évaluations par imagerie.

Résultats principaux

Modifications de la connectivité cérébelleuse

Les résultats ont révélé un modèle cohérent de changements dans la connectivité fonctionnelle du cervelet. La photobiomodulation a induit une diminution globale de la connectivité entre les différents réseaux cérébraux (connectivité entre-réseaux) et une augmentation de la connectivité au sein de chaque réseau (connectivité intra-réseau).

Ces modifications étaient particulièrement prononcées dans le réseau de saillance et le réseau fronto-pariétal. Le cervelet a montré une connectivité réduite avec des régions appartenant à des réseaux différents, tout en renforçant ses connexions avec les régions du même réseau. Ce pattern suggère une meilleure ségrégation des réseaux cérébraux, c’est-à-dire une spécialisation accrue de chaque réseau pour ses fonctions spécifiques.

Amélioration de l’efficacité des réseaux

La diminution de la connectivité entre-réseaux et l’augmentation de la connectivité intra-réseau représentent des signes d’amélioration de l’efficacité neuronale. Dans un cerveau sain, chaque réseau fonctionne de manière relativement indépendante, avec des communications ciblées entre réseaux uniquement lorsque nécessaire.

Les traumatismes crâniens répétés perturbent cet équilibre, créant des connexions excessives et non spécifiques entre différents réseaux (hyperconnectivité) et affaiblissant les connexions au sein d’un même réseau. La photobiomodulation semble avoir normalisé ces patterns de connectivité altérés, restaurant une organisation plus efficace des réseaux cérébraux.

Relation avec les améliorations cliniques

Ces changements de connectivité correspondent aux améliorations fonctionnelles rapportées dans une étude antérieure. Cette recherche précédente avait montré que la photobiomodulation améliorait l’équilibre et la fonction motrice chez les mêmes participants. Le lien entre connectivité cérébelleuse et fonction motrice s’explique par le rôle central du cervelet dans la coordination des mouvements. Les connexions du cervelet avec le cortex moteur primaire et les régions pariétales impliquées dans l’intégration sensori-motrice sont essentielles pour un contrôle moteur précis.

Photobiomodulation transcrânienne cervelet traumatisme crânien

Mécanismes d’action proposés

Stimulation mitochondriale et réparation neuronale

Au niveau cellulaire, la photobiomodulation agit principalement par stimulation de la fonction mitochondriale. La lumière proche infrarouge est absorbée par le cytochrome c oxydase, enzyme de la chaîne respiratoire mitochondriale. Cette absorption déclenche une augmentation de la production d’ATP, la molécule énergétique cellulaire.

Cette augmentation d’énergie soutient plusieurs processus de réparation neuronale : régénération des axones endommagés, rétablissement de la transmission synaptique, réduction de l’inflammation chronique et protection contre le stress oxydatif. Ces effets cellulaires contribuent à restaurer progressivement le fonctionnement normal des circuits neuronaux.

Modulation de l’inflammation et amélioration de la neurotransmission

Les traumatismes crâniens répétés induisent une neuroinflammation chronique et un stress oxydatif persistant qui endommagent les neurones et perturbent la transmission synaptique. La photobiomodulation possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, réduisant ces dommages secondaires.

Elle influence également la neurotransmission en modulant la libération et la recapture de neurotransmetteurs. Elle peut augmenter la production de facteurs neurotrophiques, molécules qui favorisent la survie et la croissance neuronale. Ces effets contribuent à renforcer les connexions synaptiques fonctionnelles tout en éliminant les connexions aberrantes créées par les traumatismes.

Implications cliniques

Application aux séquelles de traumatismes crâniens

Ces résultats ont des implications importantes pour la prise en charge des individus ayant subi des traumatismes crâniens répétés. La photobiomodulation apparaît comme une intervention non invasive, sans effets secondaires significatifs, capable d’induire des changements neuroplastiques bénéfiques même plusieurs années après les traumatismes initiaux.

L’approche pourrait bénéficier non seulement aux athlètes professionnels et amateurs, mais aussi aux militaires, aux victimes d’accidents et à toute personne ayant subi des traumatismes crâniens multiples. L’utilisation à domicile du dispositif représente un avantage pratique, permettant un traitement régulier sans nécessiter de déplacements fréquents en milieu hospitalier.

Prévention de l’encéphalopathie traumatique chronique

L’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) représente une préoccupation majeure chez les individus exposés à des traumatismes crâniens répétés. Cette pathologie neurodégénérative se développe progressivement et entraîne des troubles cognitifs, comportementaux et psychiatriques sévères.

Bien que cette étude n’ait pas spécifiquement évalué la prévention de l’ETC, l’amélioration de la connectivité fonctionnelle et la réduction de l’inflammation neuronale pourraient théoriquement ralentir la progression vers cette condition. Des études longitudinales seront nécessaires pour évaluer cet aspect.

Protocoles de traitement

Les paramètres utilisés dans cette étude (fréquence de 10 Hz, sessions de 20 minutes tous les deux jours pendant 8-10 semaines) ont démontré leur efficacité. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les protocoles optimaux en fonction de différents facteurs : gravité des traumatismes, délai depuis les traumatismes initiaux, âge des patients, présence de pathologies associées.

Limites et perspectives

Limitations méthodologiques

Cette étude ne comportait pas de groupe contrôle recevant un traitement simulé, ce qui constitue une limitation importante. Bien que les changements observés soient cohérents avec les mécanismes connus de la photobiomodulation, un effet placebo ne peut être totalement exclu. Des études contrôlées randomisées avec groupe témoin seront nécessaires pour confirmer ces résultats.

La taille relativement modeste de l’échantillon (30 participants) limite également la généralisation des résultats. Des études sur des populations plus larges et plus diversifiées permettront de mieux comprendre quels individus répondent le mieux au traitement.

Directions futures de recherche

L’évaluation des effets à long terme de la photobiomodulation est essentielle pour déterminer la durabilité des améliorations observées. Les participants devront-ils continuer un traitement d’entretien pour maintenir les bénéfices, ou les changements neuroplastiques sont-ils durables ?

L’investigation de différentes fréquences de pulsation lumineuse pourrait révéler des effets spécifiques. Cette étude a utilisé une fréquence de 10 Hz (ondes alpha), mais d’autres fréquences correspondant à différentes ondes cérébrales pourraient avoir des effets distincts sur différents aspects de la fonction cérébrale.

L’étude de biomarqueurs sanguins et de l’imagerie structurelle compléterait ces résultats fonctionnels. Les biomarqueurs de lésion axonale et d’inflammation pourraient objectiver la réparation tissulaire, tandis que l’imagerie structurelle pourrait révéler des changements anatomiques accompagnant les améliorations fonctionnelles.

Applications préventives

Une question importante concerne l’utilisation préventive de la photobiomodulation chez les athlètes actifs. Pourrait-on utiliser cette approche pendant la saison sportive pour protéger le cerveau et accélérer la récupération après chaque match ou entraînement ? Des études préliminaires suggèrent des résultats prometteurs, mais davantage de recherches sont nécessaires.

Conclusion

Cette étude établit que la photobiomodulation transcrânienne et intranasale peut améliorer la connectivité fonctionnelle du cervelet chez des adultes ayant subi des traumatismes crâniens répétés. Les résultats montrent une diminution de la connectivité entre-réseaux et une augmentation de la connectivité intra-réseau, particulièrement dans le réseau de saillance et le réseau fronto-pariétal.

Ces changements suggèrent une amélioration de l’efficacité des réseaux cérébraux, avec une meilleure ségrégation permettant à chaque réseau de fonctionner de manière plus spécialisée. La régulation des connexions hyperactives représente un signe de normalisation de l’organisation cérébrale altérée par les traumatismes répétés.

Les modifications observées en imagerie sont cohérentes avec les améliorations cliniques précédemment rapportées dans l’équilibre et la fonction motrice. Cette convergence entre changements neurobiologiques et bénéfices fonctionnels renforce la validité de la photobiomodulation comme intervention thérapeutique pour les séquelles de traumatismes crâniens.

La photobiomodulation représente une approche thérapeutique prometteuse, non invasive et sans effets secondaires significatifs. L’utilisation à domicile facilite l’observance thérapeutique et permet un traitement sur une période prolongée. Des études contrôlées randomisées de plus grande envergure sont maintenant nécessaires pour confirmer ces résultats et optimiser les protocoles de traitement pour différentes populations cliniques.

Référence :

Keleher F, Esopenko C, Lindsey HM, Newsome MR, Johnson PK, Jain D, Hovenden ES, Thayn D, McCabe C, Russell HA, Welsh RC, Mullen CM, Velez C, Read EN, Larson MJ, Davidson LE, Liebel SW, Tate DF, Carr LS, Wilde EA. Improvements in Resting-State Functional Connectivity of the Cerebellum after Transcranial Photobiomodulation in Adults with a History of Repetitive Head Acceleration Events. Photobiomodul Photomed Laser Surg. 2025 Oct;43(10):475-489. 

Université UTAH recherche vielight
Pohotobiomodulation vielight ucla
Hôpital Mount Sinaï

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Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste. 

La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.

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