Résumé de l’étude
Photobiomodulation intranasale pour le brouillard cérébral lié au covid long
Publié dans le prestigieux journal The Lancet (eClinicalMedicine) : Un essai de référence, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo évaluant l’efficacité du Vielight Neuro Gamma pour le dysfonctionnement cognitif du COVID long.

Etude Vielight parue dans Lancet
Troubles cognitifs post-COVID et Vielight Neuro : Covid long / Brouillard cérébral
3 Points clés de l'étude :
- Les participants à l’étude ayant bénéficié du traitement photobiomodulation intranasale Vielight ont montré des améliorations statistiquement significatives de leurs performances cognitives globales par rapport au groupe témoin.
- Les tâches liées à l’attention ont montré des signes d’amélioration constants à différents moments.
- L’intervention a été bien tolérée, sans aucun effet indésirable grave, et l’observance du traitement à domicile sans supervision a été élevée.
Qu’est-ce que le brouillard cérébral du covid long ?
Le dysfonctionnement cognitif, communément appelé « brouillard cérébral », constitue l’un des symptômes les plus persistants et invalidants du COVID long. Cette condition affecte des millions de personnes dans le monde, avec jusqu’à 88% des patients rapportant des troubles cognitifs. Le brouillard cérébral interfère avec l’attention, la mémoire et les fonctions exécutives, limitant la capacité des personnes touchées à retourner au travail, à poursuivre des études et à assumer leurs responsabilités quotidiennes.
Au-delà du fardeau personnel, cette altération cognitive contribue à une réduction de la participation à la main-d’œuvre et à une utilisation accrue des services de santé. À ce jour, aucun traitement efficace n’existe pour l’altération cognitive liée au COVID long, créant un besoin urgent d’interventions thérapeutiques.
La photobiomodulation (PBM) représente une approche thérapeutique non invasive prometteuse. Cette technique délivre de la lumière proche infrarouge pour améliorer la fonction mitochondriale, augmenter la production d’ATP, réduire le stress oxydatif et moduler l’inflammation. Cette étude pilote constitue la première investigation contrôlée de l’efficacité de la photobiomodulation pour l’altération cognitive du COVID long.
Physiopathologie du brouillard cérébral
Le dysfonctionnement cognitif lié au COVID long résulte de mécanismes pathologiques complexes. La neuroinflammation chronique joue un rôle central : l’infection déclenche une activation soutenue des cellules microgliales, les cellules immunitaires du cerveau, qui libèrent des cytokines pro-inflammatoires. Cette inflammation persistante perturbe la transmission synaptique et altère la fonction neuronale.
Le dysfonctionnement mitochondrial constitue un autre mécanisme clé. Les mitochondries subissent des dommages durant l’infection aiguë, entraînant une production réduite d’ATP et une augmentation du stress oxydatif. Cette insuffisance énergétique affecte particulièrement le cerveau, organe hautement dépendant de l’énergie.
L’altération de la barrière hémato-encéphalique permet aux facteurs inflammatoires systémiques d’accéder au cerveau, perpétuant l’inflammation neuronale. Des modifications structurelles cérébrales, incluant des réductions de l’épaisseur corticale et des altérations de la substance blanche, ont été observées dans des études d’imagerie.
Objectifs et méthodologie
Cette étude pilote randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo a évalué l’efficacité de la photobiomodulation à domicile chez 43 adultes souffrant de dysfonctionnement cognitif lié au COVID long. L’objectif principal consistait à mesurer l’amélioration de la performance cognitive après 8 semaines de traitement.
Les participants ont été répartis aléatoirement en deux groupes : traitement actif ou traitement simulé (placebo) avec un dispositif identique mais non fonctionnel. Cette conception en double aveugle garantit que ni les participants ni les évaluateurs ne savaient qui recevait le traitement actif, éliminant les biais potentiels.
Le dispositif utilisé, le Vielight Neuro RX Gamma, combine une application transcrânienne et intranasale. Il délivre de la lumière proche infrarouge à 810 nanomètres, pulsée à 40 Hz, une fréquence correspondant aux ondes cérébrales gamma. Ces ondes sont associées aux fonctions cognitives supérieures, à l’attention et à la synchronisation neuronale. Le dispositif cible spécifiquement les régions du réseau du mode par défaut (DMN), réseau cérébral fréquemment altéré dans le COVID long.
Les participants ont auto-administré le traitement quotidiennement pendant 20 minutes sur 8 semaines. L’évaluation cognitive a été réalisée à l’aide de la batterie Creyos, un outil validé évaluant plusieurs domaines cognitifs incluant l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives et la vitesse de traitement.

Résultats principaux
Amélioration cognitive chez les jeunes adultes
Les résultats ont montré une tendance vers une amélioration du score cognitif composite dans le groupe photobiomodulation, bien que cette différence n’ait pas atteint le seuil de signification statistique pour l’ensemble de la cohorte. Cependant, l’analyse stratifiée par âge a révélé des améliorations significatives chez les participants de moins de 45 ans.
Dans cette tranche d’âge, le groupe recevant la photobiomodulation active a montré des gains cognitifs substantiels par rapport au groupe placebo. Cette amélioration était particulièrement prononcée dans les domaines de l’attention et de la concentration, fonctions cognitives les plus fréquemment et sévèrement affectées dans le COVID long. La capacité à maintenir la concentration et à diriger l’attention de manière sélective est essentielle pour la vie quotidienne et professionnelle.
Différences selon l’âge
La différence de réponse entre les groupes d’âge pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. Les cerveaux plus jeunes possèdent généralement une plus grande plasticité neuronale, c’est-à-dire une capacité accrue à se réorganiser et à former de nouvelles connexions synaptiques. Cette neuroplasticité pourrait permettre une réponse plus robuste à la stimulation par photobiomodulation.
Les personnes plus jeunes peuvent également présenter des mécanismes de réparation cellulaire plus efficaces et une capacité mitochondriale de base supérieure, permettant une meilleure réponse à la stimulation énergétique induite par la lumière proche infrarouge.
Sécurité et tolérance
Le traitement s’est révélé sûr et bien toléré. Aucun effet secondaire sérieux n’a été rapporté durant l’étude. Cette absence d’effets indésirables significatifs représente un avantage majeur. L’auto-administration à domicile s’est également avérée faisable, les participants adhérant bien au protocole de traitement quotidien.
Mécanismes d’action de la photobiomodulation transcrânienne intranasale
Stimulation mitochondriale et production d’ATP
La photobiomodulation agit principalement en stimulant la fonction mitochondriale. La lumière proche infrarouge à 810 nm est absorbée par le cytochrome c oxydase, enzyme clé de la chaîne respiratoire mitochondriale. Cette absorption photonique déclenche une cascade de réactions : augmentation du transfert d’électrons, élévation du potentiel membranaire mitochondrial et production accrue d’ATP.
Dans le contexte du COVID long, où le dysfonctionnement mitochondrial contribue au brouillard cérébral, cette stimulation énergétique peut restaurer progressivement la capacité des neurones à fonctionner normalement. L’augmentation d’ATP soutient de nombreux processus cellulaires dépendants de l’énergie, incluant la transmission synaptique, la synthèse de neurotransmetteurs et l’activité des pompes ioniques membranaires.
Effets anti-inflammatoires et neuroprotecteurs
La photobiomodulation possède des propriétés anti-inflammatoires directes. Elle réduit la production de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-alpha et l’IL-6, tout en augmentant les facteurs anti-inflammatoires. Dans le cerveau, elle module l’activation microgliale, réduisant l’inflammation neuronale chronique observée dans le COVID long.
La fréquence de pulsation gamma (40 Hz) utilisée pourrait avoir des effets neuroprotecteurs spécifiques. Des recherches antérieures ont montré que la stimulation gamma peut réduire la charge amyloïde et modifier l’activité microgliale dans des modèles de neurodégénérescence. Ces effets pourraient contribuer à la protection neuronale et à l’amélioration cognitive observées.
Modulation du réseau du mode par défaut
Le ciblage spécifique du DMN par le dispositif revêt une importance particulière. Le DMN, réseau impliqué dans la pensée autoréférentielle, la mémoire autobiographique et les processus cognitifs de base, est fréquemment altéré dans le COVID long. Des études d’imagerie ont montré des anomalies de connectivité fonctionnelle au sein du DMN chez les patients présentant des plaintes cognitives post-COVID.
La photobiomodulation ciblant ces régions pourrait aider à restaurer la connectivité fonctionnelle normale du DMN. L’approche combinée intranasale et transcrânienne permet d’atteindre à la fois les structures corticales superficielles et les structures plus profondes via la voie intranasale, qui offre un accès direct au système nerveux central.
Implications cliniques
Besoin d’interventions accessibles pour le COVID long
Le COVID long affecte des millions de personnes dans le monde, dont beaucoup en âge de travailler. L’absence de traitements efficaces pour le brouillard cérébral crée une charge substantielle pour les individus, les familles et les systèmes de santé. La photobiomodulation représente une intervention non invasive, sans effets secondaires significatifs et auto-administrable à domicile.
La faisabilité de l’auto-administration à domicile élimine le besoin de déplacements fréquents en milieu hospitalier, un avantage important pour des patients souffrant de fatigue chronique. L’utilisation quotidienne pendant seulement 20 minutes permet une intégration facile dans la routine quotidienne.
Applications potentielles au-delà du COVID long
Les mécanismes d’action de la photobiomodulation (stimulation mitochondriale, réduction de l’inflammation, amélioration de la connectivité neuronale) sont pertinents pour diverses conditions neurologiques présentant des pathophysiologies similaires. Les résultats pourraient avoir des implications pour d’autres conditions caractérisées par un dysfonctionnement cognitif, une neuroinflammation et une altération mitochondriale, incluant les traumatismes crâniens et certaines formes de démence.
Limites et perspectives
Cette étude pilote comporte certaines limitations. La taille relativement modeste de l’échantillon (43 participants) limite la puissance statistique. La durée de suivi de 8 semaines ne permet pas d’évaluer les effets à long terme du traitement ou la durabilité des améliorations après l’arrêt.
L’hétérogénéité de la présentation clinique du COVID long représente également un défi. Les participants présentaient probablement des variations dans la gravité, la durée et les manifestations spécifiques de leurs symptômes cognitifs. Des études futures devraient considérer une caractérisation plus détaillée des phénotypes cliniques.
Les mécanismes précis par lesquels la photobiomodulation améliore la cognition nécessitent une investigation plus approfondie. L’ajout de mesures de biomarqueurs inflammatoires, de métabolites mitochondriaux et d’imagerie cérébrale fonctionnelle permettrait de mieux comprendre ces mécanismes.
Conclusion
Cette étude pilote randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo fournit la première évidence contrôlée que la photobiomodulation intranasale et transcrânienne peut améliorer les performances cognitives, particulièrement l’attention, chez les adultes de moins de 45 ans souffrant de brouillard cérébral lié au COVID long.
Les résultats montrent que le traitement quotidien à domicile pendant 8 semaines est sûr, faisable et associé à des améliorations cognitives significatives dans cette population plus jeune. La nature non invasive, la sécurité et la facilité d’utilisation de cette intervention en font une option thérapeutique prometteuse.
La photobiomodulation pourrait représenter une avancée importante dans la prise en charge du COVID long, une condition qui continue de limiter la participation à la main-d’œuvre et de compromettre le bien-être de millions de personnes dans le monde. Des études de plus grande envergure sont maintenant nécessaires pour confirmer et étendre ces résultats, optimiser les protocoles de traitement et identifier les populations qui bénéficieront le plus de cette intervention.
Référence :
Lew Lim ∙ Nazanin Hosseinkhah ∙ Mark Van Buskirk ∙ Kevin Oei ∙ Andrea Berk ∙ Abhiram Pushparaj ∙ Janine Liburd ∙ Zara Abbaspour ∙ Jonathan Rubine ∙ David Jackson ∙ Reza Zomorrodi, Photobiomodulation for cognitive dysfunction (Brain Fog) in post-COVID-19 condition: a randomized double-blind sham-controlled pilot trial. eClinicalMedicine (Lancet),

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste.
La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.
La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.
La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.
