Résumé de l’étude
Effets des champs électromagnetiques induit par la lumière proche infrarouge sur les cellules cancereuses humaines in vitro
Le dispositif Vielight Neuro Pro 2 a amélioré la viabilité de modèles cellulaires normaux à une longueur d’onde de 810 nm, avec une fréquence de 10 Hz.
Parallèlement, nous avons observé que, dans des conditions optimales, la photobiomodulation (PBM) réduisait la viabilité ou ralentissait la prolifération de modèles de cellules cancéreuses (ou modulait leur comportement malin), ce qui souligne que les effets de la PBM ne sont pas non spécifiques. Il s’agit d’une recherche préliminaire et non d’un traitement contre le cancer.

En collaboration avec l’Université d’Alberta (Canada)
Étude cellulaire : La lumière proche infrarouge de Vielight Neuro modifie le métabolisme des cellules cancéreuses
Introduction : champs électromagnétiques et photobiomodulation
Les champs électromagnétiques (CEM) de faible intensité suscitent un intérêt croissant en recherche oncologique. La photobiomodulation (PBM) représente une approche thérapeutique utilisant la lumière pour induire des modifications cellulaires sans dommage thermique. Dans le contexte du cancer, cette technique est principalement utilisée pour gérer les effets secondaires des traitements conventionnels, notamment la mucite buccale et les neuropathies induites par la chimiothérapie.
Cette étude examine deux modalités de champs électromagnétiques induits par la lumière : la lumière proche infrarouge pulsée (NIR) et la lumière hyperpolarisée (HPL). Ces deux approches utilisent des propriétés physiques différentes de la lumière pour interagir avec les cellules, et leur impact sur les cellules cancéreuses demeure un sujet de recherche fondamental.
La question de la sécurité de la photobiomodulation en oncologie reste débattue. Certaines études ont suggéré que la lumière pourrait stimuler la prolifération de cellules cancéreuses, tandis que d’autres n’ont observé aucun effet délétère. Cette étude vise à clarifier les effets cellulaires de deux modalités distinctes de photobiomodulation sur différentes lignées de cellules cancéreuses humaines.
Objectifs de la recherche
L’objectif principal consiste à comparer les effets de la lumière proche infrarouge pulsée et de la lumière hyperpolarisée sur trois lignées cellulaires cancéreuses humaines : PC3 (cancer de la prostate), MCF7 (cancer du sein) et HeLa (cancer du col de l’utérus). L’étude évalue plusieurs paramètres cellulaires : la viabilité cellulaire, les modifications morphologiques du cytosquelette et des mitochondries, ainsi que les changements métaboliques, notamment la production d’ATP et de lactate.
Un objectif secondaire vise à déterminer si les effets observés dépendent de la durée d’exposition et de la dose d’énergie délivrée. Cette relation dose-effet constitue un élément clé pour comprendre les mécanismes d’action et établir des protocoles de sécurité pour l’utilisation clinique de la photobiomodulation chez les patients atteints de cancer.
Méthodologie
Dispositifs utilisés
Deux dispositifs commerciaux ont été employés. Le premier, le VieLight NeuroPro, délivre une lumière proche infrarouge à 810 nanomètres, pulsée à une fréquence de 10 Hz, avec une intensité de 4,59 mW/cm². Cette fréquence de pulsation correspond aux ondes cérébrales alpha et a montré une efficacité dans des études sur la démence et les traumatismes crâniens.
Le second dispositif, le Bioptron, émet une lumière hyperpolarisée polychromatique (480-3400 nm) à une intensité de 40 mW/cm². La lumière hyperpolarisée possède des propriétés de polarisation spécifiques qui influencent son interaction avec les tissus biologiques, notamment en réduisant les phénomènes de diffusion.
Protocole expérimental
Les cellules cancéreuses ont été exposées à ces deux modalités lumineuses pendant des durées variables : 10, 20, 40 et 60 minutes. Pour éviter un échauffement excessif, les expositions étaient entrecoupées de pauses. Les chercheurs ont mesuré la viabilité cellulaire à différents moments après l’exposition : immédiatement après (T0), ainsi qu’à 24 heures (T24) et 48 heures (T48) post-exposition.
L’analyse morphologique a été réalisée par microscopie à fluorescence, permettant de visualiser les modifications du cytosquelette (réseau de protéines structurelles de la cellule) et des mitochondries. Les niveaux d’ATP, principale molécule énergétique cellulaire, et de lactate, produit du métabolisme glycolytique, ont été quantifiés pour évaluer les changements métaboliques induits.
Résultats principaux
Effets de la lumière proche infrarouge pulsée (Lumière proche infrarouge)
La lumière proche infrarouge a principalement stimulé la production mitochondriale d’ATP dans les trois lignées cellulaires étudiées. Cette augmentation de la production énergétique reflète une activation de la respiration mitochondriale, mécanisme d’action classique de la photobiomodulation. L’absorption des photons infrarouges par le cytochrome c oxydase, enzyme clé de la chaîne respiratoire mitochondriale, déclenche une cascade de réactions conduisant à une synthèse accrue d’ATP.
L’effet sur la viabilité cellulaire s’est révélé dépendant de la dose et du temps d’exposition. Les expositions courtes (10-20 minutes) n’ont généralement pas modifié la viabilité cellulaire de manière significative. En revanche, les expositions prolongées (40-60 minutes) ont montré des effets variables selon la lignée cellulaire, suggérant une sensibilité différentielle des différents types de cancer à la photobiomodulation Lumière proche infrarouge.
Les modifications morphologiques induites par la lumière proche infrarouge étaient moins prononcées que celles observées avec la lumière hyperpolarisée. Les structures mitochondriales ont montré une activation métabolique accrue, cohérente avec l’augmentation de production d’ATP mesurée, mais sans changements morphologiques majeurs du réseau mitochondrial.
Effets de la lumière hyperpolarisée (HPL)
La lumière hyperpolarisée a induit des modifications morphologiques précoces et plus marquées que la lumière Lumière proche infrarouge. Ces changements affectaient principalement le cytosquelette cellulaire, réseau de filaments protéiques qui maintient la forme de la cellule et permet ses mouvements. Les altérations du cytosquelette sont apparues rapidement après l’exposition et étaient visibles même avec des durées d’exposition relativement courtes.
Ces modifications morphologiques suggèrent que la lumière hyperpolarisée interagit avec les cellules selon un mécanisme différent de celui de la lumière Lumière proche infrarouge. La polarisation spécifique de cette lumière pourrait influencer l’organisation des structures cellulaires, notamment les microtubules du cytosquelette qui possèdent des propriétés électrostatiques marquées.
L’effet sur la viabilité cellulaire était également dose-dépendant, mais le profil de réponse différait de celui observé avec le Lumière proche infrarouge. Les cellules exposées à la lumière hyperpolarisée ont montré des variations de viabilité qui dépendaient à la fois de la durée d’exposition et du type cellulaire, indiquant là encore une sensibilité différentielle des différentes lignées cancéreuses.
Comparaison entre les deux modalités
L’analyse comparative a révélé des profils de réponse cellulaire distincts pour les deux modalités lumineuses. La lumière proche infrarouge agit principalement par stimulation métabolique mitochondriale, tandis que la lumière hyperpolarisée induit des modifications structurelles plus précoces et plus prononcées.
Ces différences suggèrent que les deux modalités pourraient avoir des applications cliniques complémentaires plutôt que concurrentes. La lumière proche infrarouge, avec son effet principalement métabolique, pourrait être plus appropriée pour certaines applications, tandis que la lumière hyperpolarisée, avec ses effets structurels, pourrait convelumière proche infrarouge à d’autres contextes thérapeutiques.
La dépendance à la dose observée pour les deux modalités souligne l’importance d’optimiser les paramètres d’exposition (durée, intensité, fréquence) pour obtenir les effets désirés tout en minimisant les risques potentiels. Cette relation dose-effet confirme que les modifications observées résultent de l’interaction lumière-cellule plutôt que d’artéfacts expérimentaux.
Mécanismes d’action proposés
Mécanisme de la lumière proche infrarouge
Le mécanisme d’action principal de la lumière proche infrarouge repose sur l’absorption photonique par les chromophores mitochondriaux, notamment le cytochrome c oxydase. Cette absorption déclenche une augmentation du transfert d’électrons dans la chaîne respiratoire, une élévation du potentiel membranaire mitochondrial et une production accrue d’ATP.
L’augmentation d’ATP peut influencer de nombreux processus cellulaires dépendants de l’énergie, incluant la réparation cellulaire, la synthèse protéique et l’activité des pompes ioniques membranaires. Dans les cellules cancéreuses, qui présentent souvent des dysfonctionnements métaboliques, cette stimulation énergétique pourrait théoriquement soit favoriser la prolifération, soit au contraire restaurer des mécanismes de régulation cellulaire normale.
Mécanisme de la lumière hyperpolarisée
La lumière hyperpolarisée possède des propriétés de polarisation qui réduisent la diffusion lumineuse dans les tissus et permettent une pénétration plus directionnelle. Cette caractéristique pourrait expliquer les effets structurels plus prononcés observés sur le cytosquelette.
Les microtubules et autres composants du cytosquelette possèdent des propriétés électrostatiques importantes. La lumière polarisée pourrait interagir avec ces structures chargées, induisant des réorganisations conformationnelles ou des modifications de leur dynamique d’assemblage et de désassemblage. Ces changements structurels pourraient à leur tour affecter la forme cellulaire, la mobilité et d’autres fonctions cellulaires.
Implications pour la sécurité en oncologie
Question de la stimulation tumorale
Une préoccupation majeure concernant l’utilisation de la photobiomodulation chez les patients cancéreux concerne le risque potentiel de stimuler la croissance tumorale. Cette étude contribue à cette question en montrant que les effets dépendent fortement de multiples paramètres : type de lumière, durée d’exposition, type de cellule cancéreuse.
Les résultats suggèrent que ni la lumière proche infrarouge ni la lumière hyperpolarisée n’induisent une stimulation systématique de la viabilité ou de la prolifération des cellules cancéreuses aux doses étudiées. Cependant, la variabilité des réponses selon les lignées cellulaires indique qu’une approche personnalisée, tenant compte du type de cancer, pourrait être nécessaire.
Applications cliniques potentielles
Ces résultats ont des implications pour l’utilisation de la photobiomodulation dans la gestion des effets secondaires des traitements anticancéreux. La lumière proche infrarouge, avec son effet principalement métabolique et énergétique, pourrait aider à soutenir les tissus sains endommagés par la radiothérapie ou la chimiothérapie sans nécessairement favoriser la croissance tumorale.
La lumière hyperpolarisée, avec ses effets structurels distincts, pourrait offrir une approche complémentaire pour certaines applications. Cependant, ses effets morphologiques plus prononcés nécessitent une évaluation approfondie de la sécurité avant une utilisation clinique étendue chez les patients cancéreux.
Nécessité de protocoles optimisés
L’étude souligne l’importance cruciale d’optimiser les protocoles d’exposition pour chaque application clinique. Les paramètres tels que la longueur d’onde, l’intensité, la durée d’exposition, la fréquence de pulsation et les intervalles entre les sessions doivent être soigneusement déterminés et standardisés.
La relation dose-effet observée suggère l’existence de fenêtres thérapeutiques optimales où les bénéfices sont maximisés tandis que les risques potentiels sont minimisés. L’identification de ces fenêtres thérapeutiques pour différents types de cancer et différentes applications cliniques représente un objectif important pour les recherches futures.
Limites et perspectives
Limitations de l’étude in vitro
Cette étude a été réalisée sur des cultures cellulaires en laboratoire, qui ne reproduisent pas complètement la complexité du microenvironnement tumoral in vivo. Dans l’organisme, les cellules cancéreuses interagissent avec le système immunitaire, les cellules stromales, la matrice extracellulaire et la vascularisation, autant de facteurs qui peuvent modifier la réponse à la photobiomodulation.
Les lignées cellulaires utilisées, bien que représentatives de différents types de cancer, ne capturent pas l’hétérogénéité des tumeurs humaines. Les cancers individuels présentent une diversité génétique et phénotypique qui pourrait influencer leur réponse à la lumière. Des études sur des modèles tumoraux plus complexes, incluant des cultures tridimensionnelles ou des xénogreffes animales, seraient nécessaires pour mieux prédire les effets cliniques.
Perspectives de recherche
Des études longitudinales évaluant les effets à long terme d’expositions répétées à la photobiomodulation sur les cellules cancéreuses seraient précieuses. Cette étude a examiné des expositions ponctuelles avec un suivi jusqu’à 48 heures, mais l’utilisation clinique impliquerait généralement des traitements répétés sur plusieurs semaines.
L’investigation des mécanismes moléculaires sous-jacents aux différences observées entre Lumière proche infrarouge et HPL nécessite des études complémentaires. L’analyse de l’expression génique, de la signalisation cellulaire et des modifications épigénétiques induites par ces deux modalités pourrait révéler les voies biologiques spécifiquement activées ou inhibées.
L’évaluation de la photobiomodulation en combinaison avec des traitements anticancéreux conventionnels représente également une direction de recherche importante. Certaines études suggèrent que la photobiomodulation pourrait potentialiser l’efficacité de certaines chimiothérapies ou de la radiothérapie tout en protégeant les tissus sains. Ces interactions potentielles méritent une exploration systématique.
Conclusion
Cette étude établit que la lumière proche infrarouge pulsée et la lumière hyperpolarisée induisent des réponses cellulaires distinctes dans les cellules cancéreuses humaines in vitro. La lumière Lumière proche infrarouge agit principalement par stimulation de la production mitochondriale d’ATP, tandis que la lumière hyperpolarisée induit des modifications morphologiques précoces du cytosquelette.
Les deux modalités présentent des effets dose-dépendants sur la viabilité cellulaire, soulignant l’importance d’optimiser les paramètres d’exposition pour chaque application clinique. La variabilité des réponses selon les lignées cellulaires suggère que les effets de la photobiomodulation dépendent du type de cancer.
Ces résultats contribuent à la compréhension des mécanismes d’action de différentes modalités de photobiomodulation et informent les débats sur la sécurité de leur utilisation chez les patients cancéreux. Bien que l’étude ne révèle pas de stimulation systématique de la croissance des cellules cancéreuses aux doses étudiées, elle met en évidence la nécessité d’approches personnalisées et de protocoles rigoureusement optimisés.
Les différences observées entre les deux modalités suggèrent qu’elles pourraient avoir des applications cliniques complémentaires dans la gestion des effets secondaires des traitements anticancéreux. Des recherches cliniques supplémentaires sont nécessaires pour traduire ces observations in vitro en protocoles thérapeutiques sûrs et efficaces pour les patients.
Référence :
Barbara Truglia, Sara Castria, Douglas Brown, Lew Lim, Bart de Wever, John Lewis, Jack Adam Tuszynski, Effects of Light-Induced Electromagnetic Fields on Human Cancer Cells in Vitro, Bioelectricity, 2025, Vol 7, No3

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La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.
La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.
La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.