Résumé de l’étude

Modulation de la dynamique du liquide céphalorachidien par la photobiomodulation pulsée

L’étude, menée par l’hôpital Baycrest et la société Vielight Technology auprès de 45 adultes en bonne santé (âgés de 20 à 32 ans), a comparé les effets de la photobiomodulation transcrânienne (tPBM) appliquée sur le front à ceux de la photobiomodulation intranasale (iPBM).
Les résultats mettent en évidence l’efficacité remarquable de la voie d’administration intranasale, un élément clé de la technologie brevetée de Vielight.

Photobiomodulation transcranienne et amelioration cognitive

En collaboration avec l’hôpital Baycrest (Canada)

Vielight PBM améliore la dynamique des fluides cérébraux (IRM)

Introduction : le système de nettoyage du cerveau

Le liquide céphalorachidien constitue un élément fondamental de la santé cérébrale. Ce fluide transparent circule en permanence autour du cerveau et de la moelle épinière. Il assure le transport des nutriments vers les cellules nerveuses et l’élimination des déchets métaboliques qui s’accumulent durant l’activité cérébrale.

Le système de drainage du liquide céphalorachidien fait partie intégrante du système glymphatique, découvert récemment chez l’humain. Ce réseau fonctionne comme une station d’épuration cérébrale, éliminant les protéines anormales et les métabolites toxiques. Son dysfonctionnement a été associé à plusieurs pathologies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer où l’accumulation de plaques de bêta-amyloïde constitue une caractéristique majeure.

La photobiomodulation représente une approche thérapeutique utilisant la lumière proche infrarouge de faible intensité pour stimuler les processus biologiques. Des études sur modèles animaux ont montré que cette technique pouvait améliorer le drainage glymphatique. Cette nouvelle recherche examine pour la première fois si la photobiomodulation pulsée peut moduler la dynamique du liquide céphalorachidien chez l’humain en temps réel.

Objectifs et méthodologie

Cette étude poursuit trois objectifs principaux : démontrer la faisabilité de la modulation du liquide céphalorachidien par photobiomodulation chez l’humain, évaluer l’influence de la dose d’énergie lumineuse et du teint de peau, et comparer l’efficacité de deux méthodes d’administration (transcrânienne sur le front et intranasale au niveau des narines).

L’équipe de recherche a recruté 45 jeunes adultes en bonne santé. La dynamique du liquide céphalorachidien a été mesurée par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Les sessions de photobiomodulation pulsée duraient 4 minutes, une durée volontairement courte pour évaluer si même une exposition brève pouvait induire des modifications mesurables. Le teint de peau des participants a été mesuré objectivement par le niveau de mélanine cutanée, variable importante car ce pigment absorbe la lumière proche infrarouge.

Résultats principaux

Modifications induites de la dynamique du liquide céphalorachidien

Les résultats démontrent qu’une séance de photobiomodulation de seulement 4 minutes suffit à induire des changements dans la dynamique du liquide céphalorachidien. La photobiomodulation a provoqué une augmentation immédiate du volume de liquide céphalorachidien intracrânien, accompagnée d’une réduction de l’afflux net de liquide céphalorachidien vers le cerveau.

L’explication la plus plausible repose sur une augmentation de la pression de sortie du Liquide céphalorachidien induite par la photobiomodulation. Cette augmentation résulterait d’une vasodilatation provoquée par la lumière : les vaisseaux sanguins se dilatent, augmentant transitoirement le volume sanguin cérébral, ce qui à son tour augmente le volume de Liquide céphalorachidien intracrânien et réduit l’afflux net de nouveau liquide céphalorachidien.

Influence du teint de peau

Le teint de peau a exercé un effet significatif sur la réponse du liquide céphalorachidien à la photobiomodulation transcrânienne. Les participants ayant une peau plus claire ont montré des réponses plus marquées que ceux ayant une peau plus foncée. Cette observation s’explique par l’absorption de la lumière proche infrarouge par la mélanine : une concentration plus élevée de ce pigment dans la peau réduit la quantité de photons qui pénètrent jusqu’au cerveau.

Cette découverte suggère que les paramètres de traitement devront être ajustés en fonction du teint de peau des patients pour obtenir des effets thérapeutiques comparables. Les personnes à peau plus foncée pourraient nécessiter des doses d’énergie plus élevées ou des durées de traitement prolongées.

Relation dose-effet et comparaison des voies d’administration

Les deux méthodes d’administration ont montré une relation dose-dépendante : l’amplitude de la réponse du liquide céphalorachidien augmente proportionnellement à la quantité d’énergie lumineuse délivrée. Cette relation confirme que la photobiomodulation agit selon un mécanisme dose-dépendant plutôt que par un simple effet placebo.

Un résultat majeur concerne la comparaison entre les deux voies. La voie intranasale a produit des changements équivalents à ceux observés avec la voie transcrânienne, mais avec une fraction seulement de l’énergie nécessaire. L’application de lumière par les narines s’est révélée nettement plus efficace que l’application sur le front.

Cette efficacité supérieure s’explique par plusieurs facteurs. La proximité du système olfactif et des voies de drainage du Liquide céphalorachidien permet à la lumière d’accéder plus directement aux structures pertinentes. De plus, l’administration intranasale contourne le problème de l’absorption par la mélanine cutanée, les muqueuses nasales contenant peu de ce pigment. Cette caractéristique rend l’approche intranasale indépendante du teint de peau.

Mécanismes d’action

Vasodilatation et oxyde nitrique

Le mécanisme principal semble être la vasodilatation induite par la photobiomodulation. La lumière proche infrarouge stimule la libération d’oxyde nitrique (NO), un puissant vasodilatateur, à partir des cellules endothéliales des vaisseaux sanguins et des mitochondries. Cette libération provoque une relaxation des parois vasculaires, augmentant le diamètre des vaisseaux et le flux sanguin cérébral.

L’augmentation du volume sanguin cérébral entraîne une élévation transitoire de la pression intracrânienne. Dans l’espace confiné du crâne, cette augmentation de pression affecte directement la dynamique du liquide céphalorachidien : le volume de liquide céphalorachidien intracrânien augmente temporairement pour compenser, tandis que l’afflux net de nouveau liquide céphalorachidien diminue.

Stimulation mitochondriale

Au niveau cellulaire, la photobiomodulation agit principalement sur les mitochondries, centrales énergétiques des cellules. La lumière proche infrarouge est absorbée par le cytochrome c oxydase, enzyme clé de la chaîne respiratoire mitochondriale. Cette absorption déclenche une cascade d’événements : augmentation du transfert d’électrons, élévation du potentiel membranaire mitochondrial, et production accrue d’ATP, la molécule énergétique universelle.

Cette augmentation d’énergie cellulaire soutient diverses fonctions neuronales essentielles, incluant l’activité synaptique et la neuroplasticité. Elle peut également influencer l’activité des canaux ioniques membranaires et l’homéostasie calcique intracellulaire.

Amélioration du drainage glymphatique

La photobiomodulation pourrait améliorer le couplage entre le volume sanguin cérébral et le liquide céphalorachidien, un indicateur important de la santé du système glymphatique. Une meilleure synchronisation entre les pulsations vasculaires et les mouvements du Liquide céphalorachidien favorise l’élimination efficace des déchets métaboliques.

La photobiomodulation pourrait également augmenter la perméabilité des canaux aquaporine-4, protéines qui facilitent le mouvement de l’eau à travers la membrane cellulaire. Une perméabilité accrue permettrait un flux plus important de Liquide céphalorachidien à travers le tissu cérébral, améliorant le drainage glymphatique.

Effets de photobiomodulation intranasale sur le drainage glymphatique

Implications cliniques

Applications en neurologie

Ces résultats ouvrent des perspectives pour le traitement des maladies neurodégénératives. Dans la maladie d’Alzheimer, le dysfonctionnement du système glymphatique et l’accumulation de protéines toxiques constituent des caractéristiques pathologiques centrales. Si la photobiomodulation peut améliorer le drainage du liquide céphalorachidien et l’élimination des déchets neurotoxiques, elle pourrait contribuer à ralentir la progression de la maladie.

Des études sur modèles animaux ont montré que la photobiomodulation appliquée pendant le sommeil, moment où le système glymphatique est le plus actif, était plus efficace pour réduire l’accumulation de bêta-amyloïde. Une approche thérapeutique optimale pourrait synchroniser la photobiomodulation avec les cycles naturels de drainage cérébral.

D’autres pathologies neurologiques caractérisées par une altération du drainage du liquide céphalorachidien pourraient également bénéficier de cette approche : la maladie de Parkinson, l’hydrocéphalie à pression normale, ou les séquelles de traumatisme crânien.

Avantages de la voie intranasale

L’efficacité supérieure de la photobiomodulation intranasale présente plusieurs avantages pratiques. Elle nécessite des doses d’énergie plus faibles, ce qui réduit les préoccupations concernant les effets thermiques potentiels et améliore le profil de sécurité. Son indépendance vis-à-vis du teint de peau en fait une approche équitable, applicable universellement sans nécessiter d’ajustements complexes.

L’administration intranasale offre également un accès potentiellement plus direct au système nerveux central via les voies olfactives et les vaisseaux lymphatiques méningés. Sur le plan pratique, un dispositif intranasal pourrait être plus facile à utiliser au quotidien qu’un dispositif transcrânien, facilitant l’utilisation à domicile et l’observance thérapeutique.

Développement de protocoles standardisés

La démonstration d’un effet dose-dépendant constitue une étape importante vers l’établissement de protocoles de traitement standardisés. Les futures applications cliniques nécessiteront de déterminer les doses optimales pour différentes conditions pathologiques, en tenant compte de facteurs individuels comme l’âge, le sexe et le teint de peau.

L’identification précise des paramètres optimaux (longueur d’onde, fréquence de pulsation, durée des sessions, fluence totale) permettra de maximiser les bénéfices thérapeutiques. Ces protocoles devront également définir la fréquence des sessions et la durée totale du traitement pour obtenir des effets durables.

Limites et perspectives

Cette étude a été menée sur des jeunes adultes en bonne santé. Les résultats devront être confirmés dans des populations plus âgées et chez des patients atteints de maladies neurologiques. Le vieillissement s’accompagne de modifications physiologiques du système glymphatique qui pourraient modifier la réponse à la photobiomodulation.

Les effets à long terme d’une photobiomodulation répétée sur la dynamique du Liquide céphalorachidien restent à déterminer. Des études longitudinales seront nécessaires pour évaluer si les améliorations observées se traduisent par des bénéfices cognitifs durables et une réduction mesurable de l’accumulation de protéines pathologiques.

Les caractéristiques optimales des impulsions lumineuses (durée, fréquence, rapport cyclique) restent à déterminer. Il serait également intéressant d’explorer l’effet de la photobiomodulation pendant le sommeil, où l’activité glymphatique est naturellement augmentée.

Conclusion

Cette recherche établit pour la première fois que la photobiomodulation pulsée peut moduler la dynamique du liquide céphalorachidien dans le cerveau humain en temps réel. Une brève exposition de 4 minutes suffit à induire des changements mesurables. L’étude démontre l’importance du teint de peau dans la réponse à la photobiomodulation transcrânienne et révèle l’efficacité supérieure de l’administration intranasale.

Ces découvertes positionnent la photobiomodulation comme un outil thérapeutique potentiel pour améliorer le drainage glymphatique et l’élimination des déchets neurotoxiques. L’approche intranasale apparaît particulièrement prometteuse pour le développement de futurs dispositifs thérapeutiques. Des recherches supplémentaires dans des populations cliniques sont maintenant nécessaires pour traduire ces résultats en applications thérapeutiques concrètes.

Référence :

Motsenyat A, Zhong XZ, Van Lankveld H, Chen JX, Mathew A, Chen JJ. Modulating cerebrospinal fluid dynamics using pulsed photobiomodulation. Brain Stimul. 2025 Nov 26;19(1):102988. 

Baycrest Hospital vielight photobiomodulation

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste. 

La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.

La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.

La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.

Contact

Ma Posture Ma Santé / Cerebro-Stim

11 Avenue Fremiet
75016 Paris

Pour nous contacter, cliquez ici