Résumé de l’étude

Photobiomodulation transcrânienne et amélioration des signes clinqiues de la maladie de Parkinson

Une étude menée par le Dr Ann Liebert à l’Université de Sydney a testé le dispositif Vielight Neuro Gamma pour la maladie de Parkinson.
Douze participants atteints de la maladie de Parkinson idiopathique ont présenté des améliorations significatives de leur mobilité, de leur motricité, de leur équilibre et de leurs fonctions cognitives après 12 semaines de thérapie par photobiomodulation.
Ces bénéfices se sont maintenus jusqu’à un an avec la poursuite du traitement à domicile. Aucun effet secondaire n’a été observé.

Photobiomodulation-cerebrale-parkinson-vielight

En collaboration avec l’Universités de Sydney (Australie)

Amélioration des signes cliniques de la maladie de Parkinson grâce à la photobiomodulation : une étude prospective de validation de principe

Résumé d’une étude pilote australienne

La maladie de Parkinson représente un défi majeur de santé publique. Cette maladie neurodégénérative progressive affecte des millions de personnes dans le monde et son incidence ne cesse d’augmenter avec le vieillissement de la population.
Cette étude australienne publiée en 2021 a examiné l’efficacité de la photobiomodulation pour atténuer les signes cliniques de la maladie de Parkinson, en utilisant une combinaison de traitements transcrâniens et distaux, afin d’orienter les meilleures pratiques pour un futur essai randomisé contrôlé de plus grande envergure.

Qu’est-ce que la photobiomodulation transcrânienne ?

La photobiomodulation (PBM) est une forme de thérapie par la lumière qui utilise des longueurs d’onde spécifiques de lumière rouge ou proche infrarouge pour stimuler les processus biologiques au niveau cellulaire. Contrairement aux lasers chirurgicaux qui chauffent ou coupent les tissus, la photobiomodulation utilise des intensités lumineuses faibles qui n’endommagent pas les cellules mais les stimulent biologiquement.

Le mécanisme d’action repose principalement sur l’amélioration de la fonction mitochondriale, ces petites « centrales énergétiques » présentes dans chaque cellule. La lumière absorbée par les mitochondries améliore la production d’énergie cellulaire (ATP) et module divers processus de signalisation cellulaire. Elle possède également des propriétés anti-inflammatoires démontrées.

Bien que cette technologie soit utilisée depuis des décennies pour accélérer la cicatrisation des plaies, traiter la douleur et réduire l’inflammation, son application aux maladies neurodégénératives représente un domaine de recherche relativement nouveau et prometteur.

Contexte et justification de l’étude

La maladie de Parkinson est caractérisée par un dysfonctionnement mitochondrial, la mort des neurones dans la substance noire du cerveau, une réduction de la dopamine, l’accumulation d’agrégats de protéine alpha-synucléine et une neuroinflammation. Les traitements actuels, principalement basés sur le remplacement de la dopamine, peuvent réduire certains symptômes moteurs mais ne ralentissent pas la progression de la maladie et provoquent souvent des effets secondaires importants à long terme.

Les expériences précliniques sur des modèles animaux avaient montré que la photobiomodulation pouvait améliorer les signes cliniques de la maladie de Parkinson et offrir une neuroprotection. Un aspect particulièrement intéressant est que cet effet était observé que la lumière soit dirigée vers la tête de l’animal ou vers d’autres parties du corps (traitement à distance ou « remote »). Cette découverte suggérait que la thérapie pouvait agir non seulement localement sur le cerveau, mais également par des mécanismes systémiques.

Méthodologie de l’étude

Design et participants

Douze participants atteints de maladie de Parkinson idiopathique ont été recrutés pour cette étude pilote. Six ont été choisis au hasard pour commencer immédiatement 12 semaines de photobiomodulation transcrânienne, intranasale, au niveau du cou et de l’abdomen. Les six autres ont été placés sur liste d’attente pendant 14 semaines avant de commencer le même traitement. Ce design avec liste d’attente permettait de comparer l’évolution des participants traités à celle de participants non traités sur la même période.

L’étude a été approuvée par le comité d’éthique de recherche humaine de l’Université Griffith et tous les participants ont donné leur consentement éclairé écrit avant de participer. L’essai a été enregistré au registre australien et néo-zélandais des essais cliniques.

Protocole de traitement

Le traitement combinait plusieurs sites d’application de la lumière thérapeutique :

– Transcrânien : application de la lumière directement sur le crâne pour atteindre le cerveau

– Intranasal : application via les voies nasales, une voie d’accès privilégiée vers le cerveau

– Cou : ciblant les artères carotides qui irriguent le cerveau

– Abdomen : représentant le traitement « à distance » ou « remote »

Les séances de traitement duraient environ 25 minutes et étaient réalisées en clinique sous supervision pendant la période initiale de 12 semaines. Après cette période de traitement de 12 semaines, tous les participants ont reçu des dispositifs de photobiomodulation pour continuer le traitement à domicile.

Évaluations et mesures

Les chercheurs ont utilisé des outils d’évaluation standardisés et validés pour mesurer divers aspects de la maladie :

Critères d’évaluation principaux :

– L’échelle MDS-UPDRS (Movement Disorder Society-Unified Parkinson’s Disease Rating Scale), l’outil de référence pour évaluer la sévérité des symptômes parkinsoniens

– Des tests de mobilité incluant le test chronométré de lever et marcher (Timed Up and Go), le test de marche sur 10 mètres, et des évaluations de l’équilibre

Critères d’évaluation secondaires :

– La cognition évaluée par le MoCA (Montreal Cognitive Assessment)

– La motricité fine mesurée par le test des chevilles à neuf trous

– L’analyse de la micrographie (taille de l’écriture manuscrite, souvent réduite chez les patients parkinsoniens)

– Le gel de la marche (freezing)

– La qualité de vie

– L’odorat (souvent altéré dans la maladie de Parkinson)

Mécanisme photobiomodulation

Résultats principaux

Amélioration des symptômes moteurs

Les résultats ont montré des améliorations significatives dans plusieurs domaines. Les scores MDS-UPDRS, qui évaluent la sévérité globale des symptômes parkinsoniens, se sont améliorés chez la majorité des participants traités. Ces améliorations concernaient à la fois les symptômes moteurs (tremblements, rigidité, lenteur des mouvements) et certains aspects non moteurs de la maladie.

Les tests de mobilité ont également démontré des progrès notables. Les participants ont montré une meilleure vitesse de marche, un meilleur équilibre et une amélioration de leur capacité à se lever d’une chaise et à se déplacer. Ces améliorations fonctionnelles sont particulièrement importantes car elles se traduisent directement par une meilleure autonomie dans les activités quotidiennes.

Amélioration des fonctions cognitives

Un résultat particulièrement encourageant concerne les fonctions cognitives. Les scores au test MoCA se sont améliorés chez plusieurs participants, suggérant que la photobiomodulation pourrait avoir des effets bénéfiques sur les aspects cognitifs souvent négligés mais très impactants de la maladie de Parkinson.

Autres bénéfices observés

Certains participants ont rapporté une amélioration de leur écriture manuscrite, avec des lettres de taille plus normale. Des améliorations ont également été notées concernant les épisodes de gel de la marche (freezing), ce symptôme particulièrement handicapant où les pieds semblent « collés » au sol. Quelques participants ont également signalé une amélioration de leur odorat.

Sécurité et tolérance

La photobiomodulation s’est révélée être un traitement sûr, sans effets secondaires, peu coûteux et potentiellement cliniquement efficace, avec des améliorations significatives des mesures de résultats primaires et secondaires. Aucun effet indésirable significatif n’a été rapporté pendant toute la durée de l’étude, ce qui représente un avantage majeur par rapport aux traitements médicamenteux conventionnels qui peuvent provoquer des effets secondaires importants.

Maintien des améliorations dans le temps

Un aspect crucial de l’étude concerne la durabilité des effets. Les améliorations des mesures de résultats des participants ont été maintenues jusqu’à un an avec un traitement continu, ce qui constitue une indication convaincante de l’effet du traitement par photobiomodulation. Cette persistance des bénéfices avec un traitement d’entretien à domicile suggère que la photobiomodulation pourrait offrir des avantages à long terme plutôt qu’un simple effet temporaire.

Des études de suivi ultérieures ont même montré que certains participants ont maintenu ou continué à améliorer leur état sur plusieurs années de traitement continu, ce qui est d’autant plus remarquable compte tenu de la nature progressive de la maladie de Parkinson.

Mécanismes d’action potentiels

Bien que les mécanismes exacts ne soient pas complètement élucidés, plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer les effets bénéfiques observés :

1. Amélioration de la fonction mitochondriale : La lumière stimule la chaîne de transport des électrons mitochondriaux, augmentant la production d’ATP et l’efficacité énergétique cellulaire. Ceci est particulièrement pertinent puisque le dysfonctionnement mitochondrial est une caractéristique centrale de la maladie de Parkinson

2. Réduction de l’inflammation : La photobiomodulation a démontré des propriétés anti-inflammatoires qui pourraient atténuer la neuroinflammation présente dans la maladie de Parkinson.

3. Neuroprotection : Les études animales suggèrent que la photobiomodulation pourrait protéger les neurones dopaminergiques de la dégénérescence, potentiellement en réduisant le stress oxydatif et en améliorant la résilience cellulaire.

4. Effets systémiques : Le fait que l’application de lumière sur l’abdomen (traitement à distance) produise des effets bénéfiques suggère que la photobiomodulation déclenche également des réponses systémiques, possiblement via la modulation du système immunitaire ou la libération de facteurs circulants

5. Axe intestin-cerveau : L’application abdominale pourrait également agir via le microbiome intestinal et l’axe intestin-cerveau, une voie de communication de plus en plus reconnue comme importante dans la maladie de Parkinson.

Implications cliniques et perspectives

Pour les patients et leurs familles

Cette étude ouvre une perspective d’espoir pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs proches. La photobiomodulation pourrait représenter une option thérapeutique complémentaire aux traitements médicamenteux existants, avec l’avantage d’être non invasive, sans effets secondaires apparents et potentiellement applicable à domicile.

Le fait que le traitement puisse être administré à domicile après une formation initiale représente un avantage pratique considérable, réduisant le fardeau des déplacements fréquents vers des centres de soins et permettant une meilleure adhésion au traitement sur le long terme.

Pour les professionnels de santé

Pour les neurologues, médecins généralistes et autres professionnels de santé impliqués dans la prise en charge de la maladie de Parkinson, ces résultats suggèrent qu’il pourrait être pertinent de considérer la photobiomodulation comme une thérapie d’appoint potentielle. Cependant, il est important de noter que cette étude reste une preuve de concept de petite envergure.

Les résultats suggèrent que le traitement par photobiomodulation pourrait ralentir une partie du déclin attendu dans les signes et symptômes cliniques de la maladie de Parkinson et pourrait compléter les options de traitement actuelles. L’approche ne vise pas à remplacer les traitements existants mais à les compléter, dans une perspective de soins intégratifs.

Limites et précautions

Il est essentiel de souligner les limites de cette étude :

– Taille de l’échantillon réduite : Avec seulement 12 participants, les résultats doivent être interprétés avec prudence et nécessitent confirmation.

– Absence de groupe placebo : Bien que l’étude ait utilisé un design avec liste d’attente, l’absence d’un véritable traitement placebo limite la capacité à exclure complètement les effets psychologiques ou d’attente.

– Variabilité individuelle : Les réponses au traitement ont varié entre les participants, certains montrant des améliorations importantes tandis que d’autres présentaient des changements plus modestes.

– Durée limitée : Bien qu’un suivi d’un an soit encourageant, la maladie de Parkinson évoluant sur des décennies, des études de plus longue durée sont nécessaires.

Le plein potentiel de la photobiomodulation comme intervention pour les signes et symptômes de la maladie de Parkinson doit être davantage examiné et validé dans un essai prospectif randomisé contrôlé par placebo de plus grande envergure, avec une puissance suffisante et une période de suivi plus longue.

Conclusion

Cette étude pilote australienne représente une contribution importante au développement de nouvelles approches thérapeutiques pour la maladie de Parkinson. Les résultats préliminaires suggèrent que la photobiomodulation est une thérapie sûre, bien tolérée et potentiellement efficace pour améliorer plusieurs aspects de la maladie, tant moteurs que non moteurs.

Bien que des recherches supplémentaires soient indispensables avant de pouvoir recommander cette approche en pratique clinique courante, ces premiers résultats sont encourageants et justifient pleinement la poursuite des investigations. Dans un contexte où les options thérapeutiques pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson restent limitées, toute nouvelle piste thérapeutique potentielle mérite d’être explorée rigoureusement.

La photobiomodulation présente plusieurs avantages théoriques : non-invasivité, absence d’effets secondaires apparents, possibilité d’administration à domicile, et mécanismes d’action complémentaires aux traitements existants. Si les études futures confirment ces résultats préliminaires, la photobiomodulation pourrait devenir un outil précieux dans l’arsenal thérapeutique contre la maladie de Parkinson, offrant un espoir renouvelé aux millions de personnes affectées par cette maladie neurodégénérative dévastatrice.

Référence :

Liebert A, Bicknell B, Laakso EL, Heller G, Jalilitabaei P, Tilley S, Mitrofanis J, Kiat H. Improvements in clinical signs of Parkinson’s disease using photobiomodulation: a prospective proof-of-concept study. BMC Neurol. 2021 Jul 2;21(1):256.

Photobiomodulation transcranienne parkinson vielight

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste. 

La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.

La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.

La société Cerebro-Stim est un revendeur agrée des produits Vielight en France.

Contact

Ma Posture Ma Santé / Cerebro-Stim

11 Avenue Fremiet
75016 Paris

Pour nous contacter, cliquez ici