Résumé de l’étude
Photobiomodulation transcrânienne intranasale pour améliorer des symptômes des troubles autistiques
Cette étude menée par le Dr Stefano Pallanti a exploré les effets de la photobiomodulation sur les troubles du spectre autistique en utilisant le dispositif Neuro Duo.
L’étude a porté sur 21 enfants âgés de 5 à 15 ans qui ont utilisé l’appareil quotidiennement pendant six mois selon deux protocoles : alpha (10Hz) et gamma (40Hz).
Les résultats ont montré des améliorations significatives, notamment une réduction de la gravité des Troubles du Spectre Autistiques, une diminution du comportement oppositionnel, du stress parental et de la rigidité cognitive, ainsi qu’une amélioration des fonctions attentionnelles et de la qualité du sommeil.

En collaboration avec l’Instituto di Neuroscienze (Italie)
Photobiomodulation transcrânienne pour le traitement des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) : étude rétrospective
Pourquoi cette étude est importante ?
Les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) font face à plusieurs défis en raison de déficits dans les fonctions sociales et la communication, ainsi que des comportements répétitifs et restreints. Souvent, ils présentent également des comportements difficiles à gérer et perturbateurs.
Le problème actuel : Il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique pour les caractéristiques centrales de l’autisme. Les médicaments disponibles peuvent traiter certains symptômes associés (comme l’agressivité ou l’anxiété), mais ne s’attaquent pas au cœur du trouble. De plus, ils entraînent souvent des effets secondaires importants comme la sédation, des troubles métaboliques ou des mouvements involontaires.
C’est pourquoi les chercheurs s’intéressent aux interventions non pharmacologiques, comme la neuromodulation. La photobiomodulation transcrânienne (tPBM) émerge comme une option prometteuse.
Comment fonctionne la photobiomodulation transcrânienne ?
La photobiomodulation transcrânienne se caractérise par l’administration non invasive de lumière de faible intensité à travers le crâne. La lumière pénètre la peau et le crâne, puis est absorbée dans le tissu cérébral par des chromophores spécifiques comme l’eau, l’oxyhémoglobine, la désoxyhémoglobine, la myoglobine, la mélanine, les cytochromes et la flavine.
La cible principale : les mitochondries à l’intérieur des neurones, où la photobiomodulation transcrânienne stimule la cytochrome c oxydase. Les mitochondries sont les « centrales énergétiques » de nos cellules. En les stimulant, on améliore leur capacité à produire de l’énergie, ce qui peut favoriser une meilleure fonction cérébrale.
Plusieurs chercheurs ont suggéré que l’autisme pourrait être lié à des dysfonctionnements mitochondriaux. En ciblant ces structures, la photobiomodulation pourrait s’attaquer directement à une cause potentielle du trouble.
L’étude en détail
Les participants
Cette étude rétrospective a analysé les données de 21 patients (13 garçons, 8 filles) atteints de TSA, avec un âge moyen de 9,1 ans (allant de 5 à 15 ans). Ces enfants ont reçu le traitement pendant six mois, directement à leur domicile.
Le protocole de traitement
Les enfants ont utilisé deux protocoles différents :
– Le protocole alpha : modulant les ondes cérébrales alpha (environ 10 Hz)
– Le protocole gamma : modulant les ondes cérébrales gamma (environ 40 Hz)
Ces fréquences correspondent à des rythmes naturels du cerveau. Les ondes alpha sont associées à un état de relaxation éveillée, tandis que les ondes gamma sont liées à l’attention, la mémoire et le traitement de l’information.
Le traitement était administré 5 fois par semaine pendant 6 mois, ce qui représente un engagement important mais réalisable à domicile. Cette approche à domicile présente l’avantage d’être moins contraignante pour les familles et moins stressante pour les enfants.
Les outils d’évaluation
Les enfants ont été évalués au début de l’étude, après trois mois et après six mois de traitement en utilisant plusieurs échelles standardisées :
1. CARS (Childhood Autism Rating Scale): évalue la sévérité des symptômes autistiques
2. HSQ-ASD (Home Situation Questionnaire-ASD) : mesure les comportements problématiques à la maison
3. APSI (Autism Parenting Stress Index) : évalue le stress parental
4. MERS-R (Montefiore Einstein Rigidity Scale-Revised) : mesure la rigidité comportementale
5. PSQI (Pittsburgh Sleep Quality Index) : évalue la qualité du sommeil
6. SDAG : évalue l’attention
Cette batterie complète de tests permet d’avoir une vision globale des changements, non seulement chez l’enfant mais aussi dans la dynamique familiale.

Les résultats encourageants
Réduction de la sévérité de l’autisme
Les résultats montrent que la tPBM a été associée à une réduction de la sévérité du TSA, comme le montre une diminution des scores CARS pendant l’intervention. Cette valeur statistique (p < 0,001) signifie que la probabilité que ces résultats soient dus au hasard est inférieure à 0,1% – c’est donc un résultat très significatif.
Une amélioration progressive
L’un des aspects intéressants de cette étude est que les améliorations ont été observées de manière progressive au cours des six mois. Cela suggère que :
– Le traitement nécessite du temps pour produire ses effets complets
– Les bénéfices s’accumulent avec l’usage régulier
– Il n’y a pas d’effet « plafond » rapide – les améliorations continuent
Sécurité et tolérance
Un aspect crucial de toute intervention, particulièrement pour les enfants, est sa sécurité. Les parents ont été régulièrement contactés pour évaluer d’éventuels effets secondaires. Les études sur la photobiomodulation, y compris celle-ci, montrent généralement :
– Très peu d’effets secondaires : une étude récente sur des adultes autistes a rapporté l’absence d’effets secondaires, à l’exception d’un patient sur six qui a développé un mal de tête transitoire
– Non-invasive : contrairement à d’autres formes de neuromodulation (comme la stimulation magnétique transcrânienne), elle ne provoque pas de sensations désagréables
– Facile à utiliser : les appareils peuvent être utilisés à domicile avec une bonne observance
Le contexte scientifique plus large
Pourquoi la photobiomodulation pourrait fonctionner pour l’autisme ?
Plusieurs théories expliquent comment cette thérapie pourrait aider :
1. Amélioration de la fonction mitochondriale : En stimulant les mitochondries, la tPBM augmente la production d’énergie cellulaire (ATP), améliorant ainsi le fonctionnement global des neurones.
2. Réduction de la neuroinflammation : Des études sur des modèles animaux montrent que l’autisme est associé à une inflammation cérébrale. La photobiomodulation a démontré des propriétés anti-inflammatoires.
3. Amélioration de la circulation sanguine cérébrale : La lumière proche infrarouge augmente le flux sanguin et l’oxygénation du cerveau, fournissant plus de nutriments et d’oxygène aux cellules cérébrales.
4. Modulation de la connectivité cérébrale : La photobiomodulation quotidienne pourrait améliorer la connectivité anormale à travers le cortex, tout en réduisant la pathologie et l’inflammation.
Comparaison avec d’autres études
Cette étude s’inscrit dans un contexte de recherche croissante sur la photobiomodulation pour l’autisme :
– Une étude récente a suggéré des effets bénéfiques d’une thérapie LED transcrânienne deux fois par semaine sur les déficits sociaux centraux associés au TSA chez des patients adultes âgés de 18 à 55 ans, avec une bonne tolérance et un taux d’observance élevé
– Des études sur des modèles animaux d’autisme montrent que la photobiomodulation peut réduire les comportements pathologiques et l’inflammation cérébrale
– De nombreuses études ont montré que la lumière appliquée de manière transcrânienne peut changer considérablement l’activité des neurones dans le cortex cérébral
La question de la pénétration de la lumière
Un scepticisme initial concernait la capacité de la lumière à traverser le crâne. Cependant, de nombreuses études ont rapporté que la photobiomodulation peut pénétrer de 30 à 50 mm dans les tissus corporels, et la plupart des zones du cortex sont bien dans cette gamme (environ 10-15 mm).
Implications pratiques pour les familles
Avantages potentiels de cette approche
– Non médicamenteuse : évite les effets secondaires des psychotropes
– À domicile : réduit le stress des déplacements et consultations
– Bien tolérée : les enfants acceptent généralement bien le traitement
– Complémentaire : peut être combinée avec d’autres interventions (thérapies comportementales, orthophonie, etc.)
Points d’attention
– Engagement à long terme : 5 séances par semaine pendant 6 mois représente un investissement de temps significatif
– Coût : les appareils de photobiomodulation peuvent être coûteux
– Pas un remède miracle : les améliorations sont progressives et variables selon les individus
– Supervision nécessaire : bien qu’utilisable à domicile, un suivi médical est important
Conclusion
Cette étude rétrospective montre que la photobiomodulation transcrânienne administrée à domicile pendant six mois a été associée à une réduction significative de la sévérité des symptômes autistiques chez 21 enfants âgés de 5 à 15 ans. Les résultats suggèrent que cette approche non invasive et bien tolérée pourrait représenter une option thérapeutique complémentaire pour les enfants autistes.
Cependant, il est crucial de garder à l’esprit les limites de cette étude préliminaire. Des essais cliniques contrôlés à plus grande échelle sont indispensables avant que la photobiomodulation puisse être recommandée comme traitement standard de l’autisme.
Pour les familles concernées, ces résultats offrent un espoir raisonnable mais doivent être considérés avec prudence. La photobiomodulation ne remplacera probablement pas les interventions comportementales établies, mais pourrait constituer un complément intéressant dans une approche globale et multidisciplinaire.
L’avenir de ce domaine dépendra de notre capacité à mener des recherches rigoureuses pour comprendre précisément comment, pour qui, et dans quelles conditions la photobiomodulation peut réellement améliorer la vie des personnes autistes et de leurs familles.
Référence :
Pallanti S, Di Ponzio M, Grassi E, Vannini G, Cauli G. Transcranial Photobiomodulation for the Treatment of Children with Autism Spectrum Disorder (ASD): A Retrospective Study. Children (Basel). 2022 May 20;9(5):755.

IMPORTANT : Les études citées sur ce site sont à titre d’information et ne saurait en aucun cas être une indication de traitement pour telle ou telle maladie.
Les études sont des études publiées, souvent en collaboration avec de grandes universités à travers le monde, mais sont souvent des études de petite taille, ou des études pilotes, qui permettent de faire avancer la recherche sur la photobiomodulation cérébrale et intranasale par Vielight.
Les appareils Vielight ne remplacent pas un traitement médical ou un suivi médical avec un spécialiste.
La technologie de photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne (itPBM), Vielight Neuro, a démontré son efficacité lors des essais cliniques indépendants pour des pathologies complexes. Inventeur original de la photobiomodulation cérébrale, la société Vielight est un pionnier du secteur avec le plus vaste portefeuille de brevets, allant de la neuromodulation basée sur l’intelligence artificielle à la photobiomodulation cérébrale intranasale-transcrânienne et du nerf vague.
La société collabore avec des chercheurs et des cliniciens de premier plan dans le monde entier et l’équipe principale réunit des neuroscientifiques, des médecins et des ingénieurs en photonique, alliant rigueur scientifique et innovation technique.
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